LIVRE VIITGT-QfTATRliKE
l'autre sur le mariage d'yn nommé Drouet , audi* teur de la chambre des comptes, dont l'histoire ne mérite pas place ici.
Le premier président de ce parlement étant tombé dans une dangereuse maladie , dont pourtant il ne mourut pas , je dis , par ordre du roi, à ]ambevil|e, qui demandait cette dignité, que sa majesté était toujours bien intentionnée pour lui , mais qu'il ne lui faisait pas plaisir de la convoiter si publiquement. L'office d'avocat du roi au par- Iem«9it de Bordeaux , vacant par la mc^l^Idu sieur de Safult, fat aussi demandé pour le fils de du Bemet, conseiller en cette cour, par la reine Màr* guérite et par d'Ornano. Le roi la leur refusa , rie
poétique, selon s^s usages, a fait im monstre, sans oublier d'orner l'histoire de ses autres figures ordinaires. Le mot hyare, auquel on substitua aisément celui de serpent, a tant de resseiiiU^çfî ^vec le mot, qui en grec signifie urie inondation, que ce mot seul peut bien avoir causé toute l'erreur. Il se^rf^l trop long de rapporter ici les raisons contenues , soit dans les plaidoyers et écrits de ce temps-là, soit dans les différentes dissertations faites depuis sur ce sujet , pour et contre le privilège des chanoines de Té^e cathédrale de Rouen. Je ne trouve pas étrange qu'op se soit si fprt récrié contre une à/è^ vodoh aussi singulière, que celle qui fait d'une action toute injuste et propre à autori^r le crime, la partie la plus essentielle du culte d'un sapit évoque. Les oérémomes qui s'y observent (car il subsiste encore aujo|ird'hui et se pratique tous les ans à Rouen, le jour de l'Ascensiofi)^ ce qu'on appelle lei>er la fierté, sont aussi rapportées dans le même Mercure français, et dans plusieurs autres endroits.
8o M£MOIR£S D£ SVLLT.
voulant accorder cette place, dont les troubles passés lui avaient fait voir l'importance , qu'à un homme qu'il connût parfaitement; mais le portrait que je lui fis de du Bemet le fi t revenir en sa faveur. Henri regretta fort Dinteville et Bretauville, ainsi que deux officiers de sa maison, Sainte-Marie et Canisy. Il n'avait créé leurs charges que pour leurs seules personnes, aussi les supprima -t- il après leur mort.
L'exactitude que je me suis prescrite m'oblige de marquer ici plusieurs sommes que je trouve dans mes papiers payées en cette année. Par des ordres et pour des dépenses particulières de sa majesté, trente -six mille livres à dom Joan de Médicis : le roi me les fit prendre sur les cent mille livres employées dans l'état des finances de la présente année , sous le nom de son oncle , le grand-duc de Toscane; trois mille au cardinal de Givry , et autant au cardinal Séraphin , qui étaient un restant des fruits de l'abbaye de Clérac , échus avant le contrat passé avec ceux de Saint-Jeande-Latran; trois mille deux cent vingt-cinq à Santeny , que celui-ci lui avait prêtées; dix-huit mille soixante livres àrévé<}ue de Carcassonne, qui les sollicitait depuis long-temps avec beaucoup d'importunité , comme lui étant dues par sa majesté , et proposait expédiens sur expédiens pour les toucher. Le roi me fit retirer de cet évêque une