LIVRE VlNCT-CIlfQtTliMK
se bien défendre. L'att€ttite fut fayortible à l'Espagne , et le temps lui donna enfib le^ moyens de se défaire tout*à*fait d'un ennemi ^ k qui tdules ces resMiirces manquaient; ce qui ne put pétir^ tant se faire sans que l'Espagne se pi4tât élle^ même de cinq cent mille sujets^ ; c'est le nombre des personnes qu'elle chassa de ses états , après les avoir dépouillées de tout.
L'empereur traita en Allemagne aussi durement,
' Les Maures, ayant à leur tête im certain Barberousse, donnèrent un combat, dans lequel leur parti fut défait; et on les obligea Tannée suivante à s'embarcjuer. Voyez le Mercure français^ et autres historiens.
■ D'autres font monter ce nombre jusqu'à sept et huit cent mille; plaie dont l'Espagne n'a jamais pu guérir, mais dont nous ne profitâmes point, quoiqu'il nous fût si facile de le faire, si ce n'est pas en prenant le parti de ces malheureux, comme le cardinal de Richelieu le prit des Portugais, dans one occasion à peu près semblable, du moins en leur donnant un asile en France, ne fût-ce que dans les landes de Bordeaux, qu'ils demandèrent inutilement, dit-on , la permission d'habiter. Cette faute du gouvernement a été judicieusement relevée par Fauteur de V Essai politique sur le commerce. « Défricher « de nouvelles terres , dit-il à ce sujet , c'est conquérir de « nouveaux pays sans faire de malheureux. » On dira que la même raison qui faisait chasser les Maures de l'Espagne empêchait aussi qu'on ne les reçût en France. Mais il semble qu'il aurait été facile de profiter de la triste situation où ils se trouvaient pour les amener à faire tout ce qu'on eût pu désirer d'eux.
ig6 MÉHOIRES DE SULLT.
et avec moins de droit, la ville de Donawert; il s'en saisit, quoique cette ville soit du nombre des villes impériales , et il lui ôta la liberté de consciaice, et la plus grande partie de ses privilèges. Cette violence y excita beaucoup de murmures et de troubles.
Firr DU LIVRE VmGT-CIirQUliME.