LIVRE TREHTIÈME. laS
jQiée par un conseil ou^sénat , dont l'empereur, les princes d'Allemagne et les Vénitiens auraient été nommés sur-arbitres. .
Les c]|iangemens à faire en Italie consistaient en ce que le. pape serait déclaré taiir rang, parmi lès monarques de l'Europe, et qu'il posséderait à ce titre Naples, la Fouille, la Calabre et toutes leurs dépendances , unies au patrimoine de saint Pierre , sans pouvoir jamais eu être aliénés. Le seul cas d'opposition de la part du saint-père, qu'on ne doit pourtant pas présumer , aurait obligé à changer cet ordre , et à partager ce royaiane de tapies en deux portions, dont les mêmes rois électeurs auraient disposé d'un commun accord* La Sicile serait cédée à la république de Venise par lettres émanées des huit mêmes principaux potentats , à la charge d'en rendre l'hommage à chaque pape, qui acquérait le titre de chef immédiat de toute la république italique , appelée autrement, par cette raison la république de VJÉ^ gUse. Lies autres membres dé cette république seraient les seigneurs de Gênes , Florence , Mantoue , Modène , Parme , Lucques , gouvernées comme elles le sont actuellement, Bologne et Ferrare, érigées en villes Hbres; et toutes ces seigneuries auraient rendu tous les vingt ans hommage au pape , leur chef, par le don solidaire d'un crucifix de dix mille écus^
ia6 MÉMQlREft VB SU^LT.
Des trois grandes républiques de l'Europe, cell^ cipai'aît^du premirer coup d'oeil, devoir être Ui plus brillante et la plus riche, ce qui: n^est past^ pendant, parce qu'on n'y comprend point ce qui appartiendrait au duc de Savoie. Cet état serait rendu l'une des grandes monarchies de l'Europe, héréditaire aux filles com^e a(ux mâles ,> portant le nom de royaume de Lûmbardie , dans lequd , outre le pays ainsi appelé , seraient encore corn» pris le Milanais et le Modtferrat, pour lequel on dcNQoërait au duc de Mantoue le çluchéf^ de Cré^ mone} il y aurait acte authentique de cette érection de la part du pape , de l'empereur , et des puissances monarchiques de la république chçé* tienne.
La France, comme on le voit, ne se réservait rien pour elle-même dans ces différêns démembra mens que la seule gloire de lés distribuer avec équité. Henri en avait fait la déclaration dès long«> temps auparavant. 11 disait même quelquefois^ Avec autant de ndodération que de bon sens, que,^ cet ordre une fois établi , il aurait volontiers rty mis la question de l'étendue que devait avoir là France k la pluralité des suwages '. Cependant^
. ' Que veut donc dire Siri, lorsqu'il nou& entretient des. desseins qu'il avance faussement qu'avait Henri le Grand, tantôt de joindre la Lorraine à la France, t. i, p. 555, tantôt de se faire céder la Savoie , t. a, p. 6f ? Ce qui! dft'des di^O&irions