LIVRE fREirriàiis
comme le pays d'Artois, de Hainaut, Cambrai , le Catùbrésis, le Tournaisis, Namur et Luxem* bourg, *ne convenaient bien qu'à elle, ils lui étaient cédés; mais pour en gratifier, ai dix pôr* tions , dix princes qu seigneurs français ayant titre de souverains.
L'Angleterre était précisément dans le même cfts ; c'était un point arrêté entre les deux princes, auteurs du projet , Elisabeth et Henri , sur la re» marqué qu'avait apparemment faite cette reine, que les îles britatiniques , dans lès différens états pir où elles ont passé, d'une ou derplusieufti ïndnairchies, électives, héréditaires, masculines ou %iinines, pkrmi la variation de leurs lois et de leur police , n'avaient jamais éprouvé de revers ni de véritables malheurs que lorsque leurs souve» ^ns avaient voulu sortir de leur petit continent. Il sembk en effet qu'ils y sont comme concentrés par la nature même , en sorte qu'il ne tient qn'à eux d'être heureux , sans avoir rien k démêler avec personne, pourvu qu'ils se bpment à maintenir en paix les trois peuples qui leur sont soumis , en les gouvernant chacun selon leurs privilèges et leurs coutumes; Pour faire tout égal entre la France et l'Angleterre , on prenait dans le duché de Lîhh
du pape, des •Vénitiens, etc., n'est pas plus vrai, t. 2, p. 180. n semble que cet écmain soit aux ptges de la maison d'i^t^•
ia6 MJilIpIRES DE SUIXY.
bourg, le Brabant, la juridiction de Malines et autres dépendances de la Flandre -flamande, gallicane , ou impériale , de quoi composer huit fie& souverainsi pour huit princes ou milords de cette nation. , •
Ces deux portions exceptées, tout le rei^tedes dix-sept Provinces-Unies , appartenant ou non' appartenant à TEspagne, était érigé en corps d'état libre et indépendant , sous le nom de République belgique. Il faut pourtant encore en retrancher un fief, portant titre de principauté, accordé au prince d'Orange , et quelques autres semblables indemnités de peu de valeur , pour trois ou quatre autres personnes. L4 succession de Clèves était partage entre les princes que l'empereur en voulait dépouiller; c'^était le moyen qu'on avait de les gra* tifier aux dépens de la maison d'Autriche, ainsir que quelques autres princes dans ce canton , auxquels on abandonnait les villes impériales qui y sont situées. La Siiède même et le Danemarck'^ quoique la loi que s'étaient imposée la Francei^et l'Angleterre dût leur être commune avec ces deux couronnes, trouvaitot encore dans cette distribution de quoi se procurer plus d'étendue et de commodité. Les troubles perpétuels qui agitent ces deux états auraient pris fin, et c'était, ce me semble, leur rendre im assez grand service. Joutes ces cessions, échanges et transports au nord^de