LIVRE TREUTliME. l
qui, avec le secours de celles d'Angleterre, auraient bouché la mer.
Après cela , le fort de la guerre ne pouvait plus tomber qu'en Italie ou en Allemagne. Dans la pre^ mière supposition , les trois armées de Henri , du prince d'Orange et des princéË^d'Allemagne, laissant la Franche-Comté qu'on aurait seulement fortifiée, de même que les frontières des Pays- Bas, d'un petit corps de troupes, auraient pris leur route du coté des monts, où elles décent rencontrer celles de Lesdiguières , du pape , des Vénitiens et du duc de Savoie , qui tous auraient levé le masque : les premiers , çn demandant Fexécution de l'arrangement projeté pour la Navarre, Naples et Sicile; et le duc de Savoie un partage pour sa femme, égal à celui qu'oif^ avait &it à l'infante Isabelle. C'est alors que la guerre se trouverait déclarée à l'Espagne , de tous les endroits de l'Europe. Si, au contraire, les ennemis paraissaient vouloir attirer la . guerre en AUetatsgat^ les confédérés ayant laiaié en Italie ce qufii saffîstdt qu'il y eut de troupes, seraient entf^ jusque dans le cœur de l'Allemagne , où • ils auraient trouvé du côté de la Hongfrie et de la Bohéme, IcJl^ puissans secours que ces peuples y tenaient préparés.
On ne saurait juger que par conjecture du reste des évinemens qui auraient suivi ces commence-
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.mens^ parte qd'iis dépaident du plus ou moins de lenteur des ennemis à s'oppo^et* à la râpicfité dé nos cQnquétes y et du plus oU moins de promptitude de Ib part des confédérée .^ Surtout des eifitt^mités de rAUemagne ^ à remplir leurs conventioUs. Cependatit^e suis pek^uadé que, sur Texposé que je viens de Faire, il U'y à perionhe qui fie Regarde la maison d'Autriche comme frappée du coup qui devait pour jamais anéantir sa puA^ fian^ et ouvrir un chemin sûr ào i*este dts projeta dcmt eette attaque ne devait être que le prébmi«-
haire. J'ajoute , et la voix de toute TËurape istie justifie à cet égard du reproche de prévehtioB , que s si une pardlle entreprise th*e presque f3od^ jours de la persoûne du chef qui lar conduit cette forcé* qui la rend infaillible, «felle-ci ne pothraiC être remise en de meilleure^ ihahi!» quts celles A Henri le Gralid. Avec uhe valeut clipable seule d» renverser lés plus grands obstacles; avec Une pré^ «ettée dSesprit , qui ne négligeait et ne pendait amt- €un de ses aVvItàges ; avec une prudenoe 'ifAs sans ri» précipâter^ satis trop èmbràsièirtrobjirts k la fois^ savait lès enchaîner l'un à l'autre y tt €dtmaisbaii tout <lé i^u'^n peut ou oe (|ii'oii nt doit pad attendre du temps; avec une diepérienoè consommée ; enfin avec toutes les grandes qùo» iitéa gilerrières et polit|iques qui ont brillé danâ le piriiiM doBt je vielij» de traso* l'faistoîroy 4e qudi