A RS J 8 05 - JUILLET
Campagne d’Italie sous Masséna. — Le 79° régiment dans la division Molitor et la brigade Valori. - - Passage de l’Adige. — Rôle considérable de Godart et du 79«, par la destruction d’une colonne autrichienne, dans la bataille de Caldiero : malveillance de Molitor. — Les Autrichiens suivis pas à pas par le 79e à l’avant-garde : engagements à Vicence, à la Brenta, etc. — Corps autrichien sous Rohan del'ait et pris à Mestre. — Marche jusqu’à Laybach. — Paix.
Entrée en Dalmatie. — Les négociations au sujet de Cattaro amènent Lauriston à se trouver bloque dans Raguse par les Monténégrins et les Russes. — Expédition de Molitor avec le 79e pour débloquer Raguse ; marche pénible et hardie de Stagno à Raguse. — - Les Monténégrins. — Ils sont dissipés; retranchements russes enlevés. — Godart, conseiller et guide de l’expédition, oublié dans les rapports officiels .
Dans ces entrefaites, la guerre ayant été déclarée entre l’Autriche et la France, je reçus l’ordre de me rendre avec mon régiment sur l’Adige où se rassemblait l’armée.
Le 7 brumaire an XIV, l’armée passa l’Adige. La division dont je faisais partie le passa à Vérone. Les compagnies de voltigeurs des quatre régiments formant notre division poussèrent l’arrière-garde ennemie jusqu’à la fameuse position de Caldiero, où l’armée autrichienne était réunie. Dans cette journée j’eus un de mes plus braves capitaines, Duquesne, blessé dangereusement, ainsi que quelques officiers et voltigeurs.
ITALIE ET DALMATIE
‘Il
Le lendemain 8, le maréchal Masséna qui nous commandait fit placer trois divisions en ordre de bataille, en attendant les rapports de nos deux autres divisions qui manœuvraient sur nos flancs et sur ceux de l’eunemi. Le prince Charles1 nous fit aussitôt attaquer de front ; nos divisions du centre furent repoussées. Celle
dont je faisais partie, tenant la gauche, reçut l’ordre de se porter en avant. Je commençai mou mouvement avec mes quatorze compaguies de fusiliers faisant face au flanc droit d’une colonne ennemie de 4 à 5,000 hommes qui marchaient sur la grande route pour soutenir leurs tirailleurs, lorsque, arrivé à cent cinquante pas de cette colonne, je fis faire une décharge de mousqueterie, et fis