CONTRIBUTIONS ET RÉQUISITIONS
notre entrée à Naples, avait été adressée aux habitants et qui portait ces mots : c Votre liberté est le seul prix que la France veuille retirer de sa conquête > ; mais le dénùment de Tarmée, auquel le pays napolitain seul et non la France était en mesure de parer, les sacriQcesqui s'imposent pour assurer une conquête^ ne permirent d'hésiter pas plus sur le fait que sur le taux de la contribution; le désir d'enrichir notre patrie de quelques chefsd'œuvre qui rappelassent cette brillante campagne, justifia la confiscation des musées, et le général en chef ne put pas même s'en tenir là. Forcé de renouveler en totalité l'habillement et la chaussure des troupes, que deux campagnes courtes, mais si actives, avaient détruits; ayant à prévoir aussi les mêmes besoins pour les corps et les conscrits annoncés, il ordonna la confection immédiate de quarante mille habits et d'autant de capotes, de quatre-vingt mille paires de souliers, de six mille paires de bottes et de quatre-vingt mille chemises, enfin l'achat de quatre mille chevaux de cavalerie et de quatre mille d'artillerie et de transport, ainsi que les harnais et les fournitures nécessaires pour la réparation de selles et de brides, etc. Aussi , rendant compte au Directoire des contributions qu'il avait reçu l'ordre de frapper, pouvait-il ajouter : f Je fais reposer l'armée; je vais la solder, la rhabiller, la pourvoir de tout ce qui lui manque, et la mettre à même d'utiliser de nouveau son courage héroïque pour la gloire delà France. * Le 23 janvier, le gouvernement napolitain avait été organisé; le 24 et le 25 furent donnés au choix de ses membres et de ceux de la municipalité; le 26, le nouveau gouvernement fut proclamé avec la plus grande pompe, et le 27, accompagné par tous les généraux de Tarmée présents à Naples, suivi par les officiers des états-majors, escorté par quatre bataillons et par quatre escadrons en grande te-