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o46 MÉMOIRES DU GÉMÉBAL BARON THIÉDAULT.
de la manière dont ils avaient mis le feu i ma maison, à Isola, et comment ils avaient juré contre des grenadiers qui les avaient empêchés d'attaquer nos équipages.
Dath avait également fait préparer mon logement à Anagni; c'était une maison non habitée, mais très jolie, remarquable par un salon au second étage, éclairé à ritalienne; la municipalité j avait fait préparer un charmant repas, pour lequel chaque couvent de femmes avait fourni son plat de friandises. Le 15 mai, nous partîmes d'Anagni, assez tôt pour pouvoir, en doublant l'étape, rejoindre la division; nous allâmes, en conséquence, dînera Yalmontone et coucher à Frascati, où nous arrivâmes fort tard et où nous eûmes toutes les peines da monde à nous procurer à souper. La municipalité se conduisit n^ême assez lestement à mon égard, ce qui me décida à envoyer chercher par ma garde tous ses membres et à leur déclarer qu'ils demeureraient en arrestation jusqu'à ce que le souper fût servi. Quatre cuisiniers arrivèrent aussitôt, et, à deux heures du matin, en mangeant ma première cuillerée de soupe, je mis mes otages en liberté. Cette plaisanterie nous sauva ua jeûne et nous fit rire.
11 était trois heures et demie quand nous sortîmes de table. Devant nous mettre en route & quatre heures, personne ne se coucha; nous partîmes môme avant la division, et six heures sonnaient comme nous entrions a Rome, où Pauline, son mari et moi, nous allâmes loger entre la piace d*£spagne et le Cours, dans la maison do Michel Lasrreca. maison où Luigi, ayant marché avec le quartier généra- i>ar la route de la Marine, nous attendait depuis deux jours.
Pauline voulait avoir mon portrait, et, comme celui dont j'ai parlé était trop grand, il était décidé que j'en ferais faire un autre. En descendant de voiture, je courus