‹ Mèmoires du gènèral Dumouriez avec une introductionChapitre 55 sur 168 · LIT. ]. ; — CHAP. IX · texte numérisé non relu

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11 fallait donc, si les Polonais voulïîeiHëlre libres, que- dès le commencement du siècle ils abolissent leur constitution, se donnassent une masse de citoyens proportion née à leur territoire, en rendant libres leurs cultivateurs. Alors leurs vertus se seraient déployées, ils auraient formé une nation respectable ; car leurs vertus sont à eux, et leurs vices appartiennent à leur insoutenable constitution.

Les parties envahies de la Pologne ont gagné en changeant de maîtres. Celle qui reste forme encore un territoire assez considérable pour figurer comme puissance, si elle admet un régime social libre, qui, en rendant citoyens tous les hommes qui cultivent son sol , les intéresse tous à l'existence nationale. C'est un grand effort, mais il est absolument nécessaire s'ils veulent conserver une nation polonaise. S'ils ne prennent pas i d'eux-mêmes ce parti décisif, rien ne peut empêcher que le partage nesoil complété. Alors la république ou le royaume de Pologne sera effacé des annales de l'Europe , comme l'empire des Assyriens , l'empire romain et tant d'autres , des annales du inonde. Est-ce un mal? est-ce un bien? La Providence peut seule le prévoir. Les hommes sont des enfants qui jouent sérieusement leur existence , jusqu'à ce que ses décrets immuables, bon gré mal gré, fixent leur sort.

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