‹ Mèmoires du gènèral Dumouriez avec une introductionChapitre 77 sur 168 · LIT. II. — CHAP · texte numérisé non relu

LIT. II. — CHAP

Saint-Germoin avait nommé Dumouriez. aide maréchal des logis des cfites du Boulonais, dont il voulait lui donner le commandement pour diriger ces travaux. Quand on en vint à ia lecture du discours sur la guerre d'Amérique, Maurepas lui dit sans balancer qu'il était un fou et une téte chaude ; qu'il était trèsassuré que les événements de l'Amérique se passeraient sans occasionner la guerre, et qu'il avait pris à cet égard des mesures qui ne pouvaient pas manquer. Dumouriez, quoique biea convaincu que le premier minisire avait tort, ne crut pas devoir insister. Il repartit pour sa campagne, où il resta toute l'année 1777. 1) y fit un mémoire de défensive sur la Normandie et différents outres ouvrages, entre autres la traduction d'un livre peu connu, mais très- original, intitulé , en italien, Fila di Bmvenuto Cellini, scultorefiormtino ' , et celle d'un ouvrage allemand qui contient la vie des principaux généraux de Charles XII, Renschild, Steinbock, Duker, Meyerfeldl, et autres. Ces ouvrages sont perdus , parce qu'il n'a jamais eu le temps de les faire imprimer.

Au mois de juillet, il envoya à M. de Montbarrey un mémoire sur la guerre d'Amérique, où il prédit la perte de Bourgoyne. On apprit, quelque temps après, que ce générai avait mis bas les armes avec toute son armée à Saratoga. Dans ce mémoire il annonçait la guerre très-procbaine. M. de Maurepas dit alors : « Je crains qu'il n'ait raison. »

A la Au de décembre, il reçut un courrier de M. de Montbarrey, récemment ministre , qui lui mandait de se rendre surle-champ à Versailles ; il y trouva la Rozière qui avait reçu, un ordre pareil. On tint le lendemain un grand conseil chez M. de

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encart, dit-il, le prince d'Orange. Cal- (.Voie de l'éditeur.)

MÉMOIBES DE DTJ MOURIEZ.

Maurepas. La guerre était déclarée. La Rozière lut sa défensive de Bretagne; on était fort inquiet pour cette province, surtout pour le port de Brest. On ût partir de l'artillerie et des munitions en poste , de Douay, pour Brest.

Alors on ordonna à Dumouriez de partir pour la Bretagne, et d'y servir sous la Rozière. Il prit la parole, et dit : ° Messieurs , vous êtes inquiets pour la Bretagne, et moi je ne crains plus rien pour cette province, après avoir entendu l'excellent mémoire que vous adoptez. La Rozière suffit en Bretagne. Mais je crains secondairement pour la Normandie, dont vous ne vous occupez pas , et surtout pour la presqu'île du Cotentin, que les Anglais ont déjà prise une fois : s'ils s'y établissaient , il faudrait une campagne entière pour les en chasser. » Alors il leur fit le précis de ia défensive de la Normandie. M. de Maurepas lui dit de l'écrire; ce qu'il fit sur-le-champ. Ce ministre la porta au roi. Ce prince demanda qui avait fait ce court mémoire; et, à l'endroit où il traitait de Cherbourg , le roi écrivit , de sa main : Dumouriez, commandant de Cherbourg. Ce commandement fut ainsi créé pour lui, du propre mouvement de Louis XVI, dans les premiers jours de janvier 1778. On y attacha six mille livres de traitement, qui, outre ses appointements d'aide-maréchal des logis , sa pension et son petit revenu , avec le logement , lui faisaient vingt-trois mille livres de rente et une place fixe '.

i Parmi ]ej titre) à la reconnaissance onemep orageuse, et ponr ereuserdansle publique acquis pir le gênerai Dumou- roc Tif un asile ou se paissent rerngleiriez, il faut compter la part iju'i! a prise des flottes entières. On sait que l'onver- & l'établissement nu port de Cherbourg, ture de l'avant-purt de Cherbourg n'eu! Ce grand ouvrage, dont il conçut la lien que le 27 août 1813, en présence de première idée, fut entrepris sous son Kapoiéou et de Marie-Louise. 11 n'est

riva trop tôt pour qu'il eût la gloire de lecteur les détails de cette cérémonie,

le voir acbever. 1* gouvernement im- qui fut accompagnée de circonstances

périàl poussa très-loin les travaux en- nsseï carieuses, et que nous trouvons

«repris d'après lu plans et sous la di- dans une brochure publiée a Caea, en

rertion de M. Cachîi), ingénieur d'un 1813, par M. Pi erre. Aimé Lair.bqrann

rare laieat. Rien ne donne une pins lustrait et littéralear estimable. Ou

haute idée de la puissance de l'homme, lira ces détail» tous la lettre (11). que ces travaux eiécutés pour repousser {Nota de l'èdUtar.)

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