‹ Mémoires du Général RappChapitre 108 sur 143 · AU MÊME · texte numérisé non relu

AU MÊME

26 décembre 1813.

Monseigneur,

Le général Manl’redi m’a remis la lettre de Votre Altesse Royale, d’hier, 25 de ce mois. Ayant eu déjà l’honneur de traiter avec elle les premiers articles de cette lettre, ce dernier est le seul qui me semble exiger une réponse. Votre Altesse Royale me déclare qu’elle ne peut consentir à me laisser sortir de Dantzig, à moins d’un arrangement préalable. De mon côté, ne croyant pas pouvoir revenir sur la capitulation du 29 novembre, approuvée par Votre Altesse

Royale et par moi, j’ai l'honneur «le lui déclarer qu’au 31 décembre, n’ayant plus de moyens de prolonger ma défense, je me mets à sa disposition, ainsi que les troupes sous mes ordres. Cet arrangement, Monseigneur, est bien simple; c’est à Votre Altesse Royale à régler le sort de la garnison.

Je me contente de recommander à sa générosité les soldats, surtout ceux qui par leurs infirmités et leurs blessures réclament plus particulièrement ma sollicitude.

Je lui recommande également les non-combattants, les femmes, les enfants, et les Français qui habitent Dantzig.

Signé : Comte Rapp.

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