CHAPITRE XII
Les Prussiens fuyaient à toutes jambes; mais plus la fuite était précipitée, plus la poursuite était ardente. Culbutés à la vue de Magdebourg, ils se réfugièrent derrière des retranchements informes, où ils furent bientôt forcés et contraints de mettre bas les armes. La place fut investie ; et Guillaume, qui s’y trouvait, fut trop heureux d’échapper b Tout, autour de lui, avait plié sous l’orage. Ce n’était
I. Vingt mille hommes se trouvaient enfermés dans la place sous le commandement du général Kleist. Investie le 19 octobre, la place de Magdebourg se rendit par capitulation le 8 novembre; on prit 58 drapeaux ou étendards, près de 800 pièces d’artillerie, des approvisionnements considérables en poudre et en boulets, un matériel de pont et un matériel immense d’artillerie.
plus cette nation fameuse qui devait nous refouler sur le Rhin. Un revers l’avait abattue, un seul coup avait suffi pour la coucher dans la poussière. Elle courait au-devant de la défaite, elle s’abandonnait, elle se livrait elle -môme : jamais nation n’était tombée plus à plat. Sa chute allait se consommer; tous les corps étaient en marche sur la capitale, et se disposaient à en prendre possession. Napoléon réserva cet honneur ù. celui qui avait le plus contribué à la victoire; c’était celui de Davout. Voici les instructions qu’il adressa au maréchal :