Le 15 octobre
chesse, à laquelle il trouva de l’amabilité, de l’esprit, de grandes manières.
Cependant l’ennemi se ralliait sur Magdebourg. Les débris d’Iéna, l’armée de réserve, les troupes de la vieille et de la nouvelle Prusse, accouraient sur cette place. Le duc de Wurtemberg prenait déjà position à Hall ; Bernadotte y marcha. Son corps n’avait pas combattu à Auerstaedt ; il ne demandait qu’à se dédommager de la part de gloire dont il avait été privé. Il aborda les Prussiens à la baïonnette, renversa, culbuta tout ce qui se présenta sur son passage. Le carnage fut affreux1. Le lendemain Napoléon visita le champ de bataille. 11 fat frappé à la vue des monceaux de cadavres qui entouraient ceux de quelques-uns de nos soldats ; il s’approcha, et reconnut les numéros du 32e. « J’en ai tant fait tuer, dit-il, de ce régiment-là » en Italie, en Egypte et partout, qu’il ne devrait » plus en être question. »
Il se dirigea sur Dessau et traita à merveille le vieux duc, qui y était resté avec son fds. Il y avait quelques mois qu’un M. de Gussau, attaché à la Cour de Bade, m’avait dit à Paris : « Vous aurez » sans doute la guerre avec les Prussiens. Si cela » arrive et que vous pénétriez, cette campagne, » jusqu’à Dessau, je vous recommande mon respcc-