‹ Mémoires du maréchal-général Soult, duc de DalmatieChapitre 27 sur 55 · II · texte numérisé non relu

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en coluniie serrée et placé en arrière d'Oslracli , pour soutenir les quatre compagnies d'infanterie légère. Un autre bataillon de cette demi-brigade fîit placé en bataille , à la pointe du bois c|ui est vis^à-vis Ickofen , pour défendre ce village ; et un bataillon de la 53^ fut mis en réserve près le bois qui longeait la position.

« Le V régiment de hussards , le 1 *^ de chasseurs à cheval et deux escadrons du 1 7* de dragons furent placés en arrière d'Ostrach y à la droite de la position j s'étendant jusqu'à la grande route c|ui conduit à Burgweiier. Le général Klein commandait cette cavalerie.

M L'artillerie légère et l'artillerie de position furent placées sur divers plateaux pour défendre le village d^Ostrach et prendre en flanc les tfouj)es qui s'en approchaient. Ije général Lefebvre comptait encore pour la défense de sa position sur un bataillon de la 53' demi-brigade , quatre compagnies de la 25" d'infanterie légère , trois escadrons du 5' de hussards , un escadron du 1 ^^ de chasseurs et deux escadrons du 1 V de dragons.

ce L'adjudant général Fontaine, qui commandait ces troupes, avait été dirigé la veille sur Hoskirch ; il reçut Tordre de se retirer sur Ostrach; mais ayant été prévenu par l'ennemi à l'entrée de ce village , il se trouva entre notre feu et celui des Autrichiens. Ne pouvant tenter le passage sans

DU MARKCHAL -GÉNÉRAL SOULT. iO

s'exposer à être entièrement défait , il profita du brouillard qui cachait sa colonne à l'ennemi, et remontant TOstracli , il opéra sa retraite sut* Riedhausen où , pour assurer sa marche , il dut s'engager contre une colonne ennemie qu'il y rencontra. 11 passai le défilé et il se dirigea sur Neubrunn , d'où , après la retraite du restant de l'avant-garde , il vint joindre la division au camp de PfuUendorf.

« Telles étaient les sages disposition^ du général Lefebvre à sept heures du matin , lorsque les troupes légères ayant découvert par leur mouvement le front de la position , mirent toute la division dans le cas de prendre part à une des plus brillantes affaires qu'elle ait eues depuis le commencement de la guerre. L'ennemi engagea une canonnade des plus vives et fît attaquer par quatre bataillons le village d'Ostrach , que quatre compagnies de la 25' d'infanterie légère défendaient ; elles repoussèrent l'attaque des ennemis à phisieurs reprises et gardèrent ce poste jusqu'à la dernière extrémité. I^ chef de bataillon Drouin s'y couvrit de gloire.

« En même temps , l'ennemi faisait fîler sur sa droite plusieurs bataillons et de l'artillerie. Il attacpia avec vigueur le village d'Ickofen , cherchant à pénétrer sur Meyenbruck par différents gués que le ruisseau d- Ostrach présente dans cette

partie. Le général Lefebvre , qui aperçut ce mouvement , porta de suite en arrière de Wangen le bataillon de la 53* demi-brigade , qui était resté en réserve , et fit passer sa cavalerie de la droite de la position à la gauche , où , en soutenant Tinfanterie qui défendait le passage du ruisseau, cette cavalerie eut occasion d'exécuter trois brillantes charges et de repousser, à chacune d'elles, les ennemis, qui, à la faveur du brouillard, cherchaient à faire des progrès sur notre côté gauche.

<c Le feu le plus vif continuait toujours. L'ennemi mettait la plus grande importance à s'emparer d'Ostrach ; il envoya des troupes fraîches pour renforcer les premières et parvint enfin à forcer les quatre compagnies de la 25*. Ces compagnies durent abandonner le pont et se replier dans le village. Le chef de bataillon Bontemps, qui était en arrière avec le bataillon de la 67* demi-brigade, reçut l'ordre, à l'instant même, de reprendre ce poste et de le conserver. Il fit battre la charge et exécuta Tordre (ju'il avait reçu avec une bravoiu'e et une fermeté au-dessus de tout éloge.

« Mon second rapport instruisit le général lefebvre que l'ennemi faisait les plus grands efforts pour s'emparer aussi des débouchés de Meyenbruck. 11 s'y porta lui-même et déjà il ordonnait plusieurs mouvements, lorsqu'il reçut une blessure qu'il s'efforça de cacher pendant longtemps; mais

il fut obligé, par la quantité de sang qu'il perdait, de se retirer pour la faire panser. Vous m'ordonnâtes, mon général, de le remplacer dans le commandement de la division.

c( il fallait un point d'appui aux troupes qui faisaient une si belle résistance dans le village d'Ostrach ; les dernières qui venaient d'y entrer commençaient à s'engager en leur entier. Vous saisîtes ce moment, mon général, pour ordonner qu'un bataillon de la 7* demi-brigade de ligne , qui venait d'arriver, fut mis à ma disposition et placé en arrière du village, ce qui s'exécuta et eut pour effet d'empêcher une seconde fois l'ennemi de déboucher par la grande route et de se porter sur notre droite *.

1 . Le baraillon de la 7* demi-brîgade , placé en arrière d'Ostrach, exécuta plusieurs charges à la baïonnette, pour repousser les ennemis qui pénétraient dans le village. A la seconde, il fut mis en déroute, aucune autre troupe n'étant dis|K)nible pour le soutenir. Tout était perdu, si on ne parvenait promptement ù le rétablir. Je me précipitai au milieu des fuyards , sous le feu d'une artillerie formidable qui ne cessait de vomir la mitraille > et ayant saisi le drapeau du bataillon , je parvins à former un groupe autour duquel je ralliai plus de deux mille hommes de tous les corps. Alors me mettant à leur tète et faisant battre la charge , nous marchâmes de nouveau aux ennemis , qui , cette fois encore , furent vivement ramenés avec une grande perte ; et nous rentrâmes dans Ostrach. Cette action est une dès plus vigoureuses de ma carrière militaire.

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« MaisTennemi fAisait toujouta filer dé^ troupes sur sa droite^ et il paraissait menacer le débouché de Meyenbruek. Le renfort du second bataillon de la 7* , que vous aviez dirigé sur ce poste y n*ayant pas eu le temps d'y arriver , les troupes qui le défendaient^ livrées à elles-mêmes et acca^» lilées pat* le nombre y durent céder pour se replier sur le reste de la division. Celle-ci, qui jusque-là avait conservé sa position , usait alors sa dernière mitraille et se battait à dettii-*|)onée. Dans ce moment » Tennemi profita de l'avantage qu'il avait obtenu sur notre gauche^ pour exécuter une charge de cavalerie sur nos batteries. Le général Klein, à la tête de la nôtre ^ la repoussa vivenlent.

(( Alors le brouillard, venant à se dissiper^ nous laissa découvrir une ligne immense de cavalerie et d'infanterie. On peut assurer, sans exagération, que les troupes ({ui ont combattu contre la division (le Tavant-garde s'élevaient à vingt-cinq mille lioinnies. Il était impossible de résister plus longtemps a des forces aussi supérieures, sans nous exposera être anéantis. Vous me donnâtes Tordre de reptover la division sur la position qui est en avant de Pfullendorf.

i( La retraite se fit dans le plus gratid ordre et

nil partie iilièrenient soutenue par là 7* compagnie

(lu IV bataillon de sapeurs, qui^ après avoir coupé,

feu de Tennemi, les ponts sur l'Ostraoli,

coml)attit comme des grenadiers. Le lieutenant Brété commandait cette compagnie.

a Toute Tarmée autrichienne était en mouvement pour soutenir Tattaque sur l'Ostrach ^ où Tarchiduc Charles commandait en personne. La perte qu'elle a éprouvée est très*considérable ; on estime qu'elle a laissé plus de deux mille morts en avant et dans le village d'Ostrach , où elle a eîi aussi une immense quantité de blessés. Notte artillerie lui a fait surtout un mal prodigieux) les prisonniers sont en petit nombre^

(( Nous avons aussi perdu du monde ; le total, qui dépasse douze cents hommes tout coitlpriâ , est conforme au tableau ci-joint; tous les blessés ont été transportés à PfuUendorfj parmi eux il y a, plusieurs ofBciers de distinction , etc.^ Hci.^ » I^ suite du rapport appartient à la bataille de Liebtitigen , donnée quatre jours après.

Le général en chef Jourdaii eut un cheval tué sous lui et plusieurs autres blessés , en s exposant au danger plus qu'il ne devait* Il ne quitta pas le champ de bataille , et il ne cessa d'encourager l'ardeur des troupes par sa présence et son admirable sang-froid.

Les forces considérables que l'ennemi déploya devant la division d'avant-garde , et l'acharnement qu'il mit à la forcer dans sa position, indiquaient ({u'il avait dirigé contre elle ses plus grands efforts.

Cependant la troisième division, qui occupait quelques villages sur la rive droite de TOstrach , y fut aussi attaquée et forcée de les évacuer. Mais le général Gouvion Saint-Cyr la maintint dans sa position principale, en avant de Meugen, et il repoussa une colonne autrichienne, qui s'était détachée de devant Ostrach , pour tourner sa droite. En même temps il rappela le corps de flanqueurs qui était sur la rive gauche du Danube , et il l'employa à contenir les ennemis du côté de Riedlingen, en leur faisant craindre d'être eux-mêmes pris en flanc. Il se disposait en eflet à marcher sur Friedberg, pour opérer une diversion en faveur de l'avant-garde, lorsqu'il fut instruit qu'elle avait été forcée à faire sa retraite , et qu'il reçut ordre de reployer sa division , pour éviter qu'elle ne fût enveloppée. Elle exécuta ce mouvement avec la plus grande précision , sans que les ennemis pussent rien entreprendre sur elle.

La première division , commandée par le général Férino, était campée sur l'Asch jusqu'au lac de Constance ; elle ne fut point attaquée. Les ennemis se bornèrent à occuper son attention, en tenant devant elle un corps d'observation , qui ne fit dans la journée que des mouvements insignifiants et lui laissa même opérer sa retraite sur Salmansweiier, sans l'inquiéter. Des troupes de la réserve, il n'y eut que la septième demi-brigade , envoyée

au secours de ravant-garde , qui fut engagée. Le restant de la deuxième division , à laquelle appartenait cette demi-brigade , et la division de grosse cavalerie, commandée par le général d'Hautpoul, ne furent point en situation de prendre part à la bataille; ces deux divisions rejoignirent ensuite Tavant-garde au camp de PfuUendorf.

On était trop près du champ de bataille d'Ostrach pour pouvoir s'arrêter à la position qui est en avant de PfuUendorf, et où il n'y avait de réuni que la division d'avant-gardé et les deux divisions de réserve. D'ailleurs cette position était bien moins avantageuse pour la défense que celle de Stockach , qui est plus resserrée. Le général en chef, en conséquence, porta l'armée à la hauteur de Stockach, le centre en arrière de cette ville, la droite appuyée au lac de Constance , près de Bodenau , et la gauche au Danube , dans la direction de Friedingent, Mais cette position était encore trop élendue, et elle était traversée par de nombreux débouchés qui offraient à l'ennemi trop de facilité pour venir nous attaquer. Nous la quittâmes, le 22 mars; nous primes celle qui est au-dessus d'Engen : le centre , formé par l'avant-garde .et les deux divisions de réserve , y fut établi ; la première division fut camper à liohentweil , et la troisième division s'établit en tête du bois qui est en avant de Tùttlingen , ayant sur son front les

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villages de Netihausen el de Liebtingeni qu'elle fit occuper ^ et à sa hauteur ^ sur la rive gauche du Dadube , devant Friedingeli , le corps de flanqueurâ ^ commandé pat* le général Vandatnme.

Ce mouvement de retraite ne«fut pas inquiété par Tennenli; maid» le 23, nous voyant arrêtés^ il poi^ de6 reoodnaissances sui* toute la ligile, pour juger de notre position « Celle qu'il dirigea sur la première division soutint avec elle un etigagement qui dui^a toute la joiirnée , sans produire d'autre résultat que de faire perdre aux Autrichiens quatre à cittq cents homifies dont deux cents prisonniers. Une demi^brigade de la deuxième division ^ que le général Souliâm avait placée en tête du bois qui est en avant d'Engen ^ pour couvrir cette ville j y fut aussi attaquée; elle repoussa lenbemi jusqli'au village d'Asch et lui lit également des prisonniers. Mais le conibat fut plus vif à la troisième division, contre laquelle les Autrichiens dirigèrent des forces considérables, pour l'obliger à ^epasser le Danube; ils ne purent pourtant y parvenir. Les sages dispositions du général Saint-Cyr maintinrent sa division dans sa position , adossée au l>ois de Tutlingen ; elle gardait ainsi les débouchés ^ dont l'ennemi voulait se servir le lendeftiain pour son atta*que générale. Cette tentative des Autrichiens sur le général Saint-Cyr leur coûta plus de douze cents

liotnmes et fit beaucoup d'honneur à la troisième division.

Dans la journée ^ je portai les troupes légères de mon avant-garde sur Emmingén et à la gauche de ce village , vers Liebtingen , poul* Opérer une diversion en fareur de la troisième division. Ce mouvement, ordonné par le général en chef^ produisit son effet ; il attira de mon côté une partie deâ forces ennemies , et il favorisa le général Saint-Cyr.

Pendant ceà engagements^ le général en chef se tint, a Tavànt-garde, sur les hauteurs à gauche d'Ëngen^ où il jugea que Tattaque n'était qu'une reconnaissance forcée qui couvrait le mouvement général de l'armée autrichienne. S'attendant ainsi à être attaqué le lendemain par toutes les forces ennemies , il résolut de les prévenir, en allant à leur rencontré. Il espérait de cette manière faciliter sa jonction avec l'armée d'Helvétie , qui ^ le même jour ^ devait de son côté renouveler ses attaques sur Feldkirclu II y avait une grande hardiesse dans cette résolution , cat* nous manœuvrions devant Un ennemi dont les forces étaient le double des nôtres, et ayant la confiance du succès qu'il venait de remporter sur nous à Ostrach^ L'ensemble le plus parfait dans tous nos mouvements pouvait seul compenser notice infériorité* Cependant nous aurions pu réussir dans notre entre-

ziiigen; ce dernier dëpassaii déjà le point où la deuxième division aurait dû joindre la première. Mais en approchant deStackach, le général Férino reconnut que les ennemis occupaient , en forces supérieures, la position qui est en avant et à droite de cette ville , et qui est couverte par la rivière du même nom. Il n'était pas de force à atta« quer seul cette position , ses munitions étaient consomqnées en grande partie et la deuxième division se trouvait encore fort loin en arrière de lui. Il ftjt ainsi dans la nécessité de se retirer et de faire évacuer avec perte le village de Wahlwies, en attendant la jonction de la deuxième division.

Cependant le général Souham avait aussi mis en marche la deuxième division , et fait attaquer im autre corps ennemi qui était en position sur les hauteurs en avant d'Asch. Cette position , viveiment disputée y fut prise et reprise à deux fois; enfin la deuxième division réussit à l'emporter et à y faire neuf cents prisonniers. Elle poursuivit l'ennemi jusqu'au village d'Eigetlingen , où le gé« néral Souham la fît arrêter , pendant que le général Férino Tattendait vainement au delà de Ncm* xingen.

Ce défaut d'enscmhle empêcha ainsi ces deux divisions cTeKécutcr l'opération à laquelle elles étaient destinées , et leur diversion ne fut même d'aucune utilité à l'attaque principale que fit

Tavanl-garde du c6të de Liebtingen. Elles eussent au contraire puissamment secondé cette attaque, et il est même probable qu'elles eussent également remporté, de leur côté, des succès décisifs, si, comme je l'ai déjà fait remarquer , le général en chef n'avait point fait dépendre leur réunion du résultat de deux attaques isolées et trop éloignées Tune de l'autre pour agir de concert. Le moindre incident survenu à Tune ou à l'autre devait les faire échouer toutes les deux. Encore, cette erreur de calcul du général Jourdan n'eiit-elle peutêtre pas été aperçue, sans la ffaute plus grave qu'il commit au centre , avant de connaître le résultat de l'attaque de droite et avant d'en avoir reçu le rapport , faute qui lui enleva la victoire , au moment où il la croyait assurée. \je récit des événements qui se sont passés s^ix centre de l'armée , et pour lesquels je reprends la citation de mon rapport, en fournit la preuve.

« Le 5 germinal (^24 mars), à trois heures du matin , l*avant-garde quitta sa position des hauteurs à gauche d'Engen. Elle passa à gauche du village de iManhen, de la à Attingen où la division se réunit, et elle se porta sur Emmingen qui était occupé par l'ennemi. J'avais fait à l'avance mes dispositions pour l'attaquer; la 25* demi -brigade d'infanterie légère marcha sur lui, tandis que le chef de brigade Sahuc , à la tête de

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trois escadrons et déboiicliaut par la droite du village , chargea avec impétuosité quatre cents hulans qui étaient en bataille sur le plateau, d'où ils protégeaient leur infanterie. Il les mit en déroute avec perte de quelques hommes tués , de beaucoup de blessés et de trente prisonniers avec leurs chevaux. Dans cette action , le chef de brigade Sahuc reçut dans la figure un coup de lance ; entouré d'une vingtaine d'ennemis, il les dispersa par son courage , mais il fut obligé de se retirer avec l'adjudant Graché, qui reçut également une forte blessure à la tête.

w Dès que le village fut emporté , je fis déboucher le restant de la division. La cavalerie se mit en bataille à droite d'Emmingen. Le général I^val forma la 25* demi-brigade en avant, pour protéger l'attaque du bois que le général Mortier allait commencer avec la 25' d'infanterie légère. L'artillerie , soutenue par la 67* demi-brigade , fut placée , pour le même objet , partie sur le plateau et partie en arrière d'Emmingen , pour répondre au feu des ennemis qui avaient leurs pièces au revers de la position de Liebtingen.

(c L'ennemi avait , à la défense du bois de Liel>tingen, trois mille hommes d'infanterie légère disposés en tirailleurs; il avait aussi, entre ce bois et le débouché dXettlingen, deux lignes d'infanterie de trois bataillons chacune, douze cents chevaux

et douze pièces de canon. Vue de front, celle posilion paraissait avantageuse à défendre ; mais je jugeai qu'en Tattaquant par la gauche , oii il me parut qu'elle était faiblement soutenue, je la ferais tomber. C'est ce qui arriva.

(c En attendant , nos tirailleurs faisaient des progrès. Le général Mortier se porta, à la tête de la 25" demi-brigade d'infanterie légère, à la droite du bois, pour tourner la gauche de l'ennemi; il attaqua avec tant d'impétuosité qu'il eut bientôt pénétré sur Liebtingen. I-iCS 53' et 67* demi -brigades, conduites par le général Levai, débouchèrent alors à droile et à gauche du village. Arrivée là, l'infanterie fut obligée de s'arrêter, pour attendre la cavalerie et l'artillerie qui n'avaient pu déboucher du bois qu'après elle. Ce mouvement fut exécuté avec la plus grande rapidité ; je fis aussitôt diriger le feu de nos batteries sur les lignes ennemies, tandis que notre cavalerie s'en approchait pour les charger. Elles commencèrent à s'ébranler; plus vivement serrées, elles se rompirent ; tout fut enfoncé et mis en déroute ; ce qui ne fut pas tué ou pris chercha son salut dans la fuite, en s'enfonçant dans les bois qui sont entre Liebtingen et Stockach.

a Après ce succès, l'infanterie, toujours formée sur quatre colonnes , deux de chaque côté de la grande route, celle des ailes longeant le bois,

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