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s*avança dans la plaine et s arrêta sur le plateati qui est en Tace du débouché du bois^ et du côté dé la chaussée qui conduit à Stockach. On ramassa les pHsotiniet*s ^ dont le nombre s'éleva à deux raille, et on ramena deux obusiers avec leurs caissons; là terre était d'ailleurs couverte de débris d'artnes de toute espèce. La 25* demibrigade d'infanterie légère et le 1*' régiment de chasseurs à cheval , commandés par le chef d'escadron Dubois-Craticé , eurent ordre de poursuivre, dans le bois, les fuyards ennemis, o
Le général en chef arriva à Tavant-garde , au moment où l'action venait de finir. Satisfait de cet heureux début, il crut que l'armée ennemie allait précipiter sa retraite , et la voyant déjà en pleine déroute, il voulut entreprendre d'en enlever une partie. Rien ne justifiait cet excès de confiance. Le général Jourdan devait se rendne compte que nous venions d'avoir affaire seulement à l'avant-garde autrichienne, et déjà, Tavant-veille à Ostrach, il avait reconnu que l'archiduc dirigeait ses principales forces contre notre centre. Il connaissait l'énorme supériorité qu'avait sur la nôtre Tarmée autrichienne. Avant de s'engager inconsidérément contre la masse de cette armée, il devait attendre les rapports de ses divisions de droite ; pour savoir où elles étaient; il devait au moins donner au commandant des
troupes légères que je venais d'envoyer à la poursuite des ennemis , le temps de reconnaître leurs nouvelles dispositions et d'en rendi*e compte. 11 aurait pu régler, en conséquence, les changements qu'il se proposait déjà de faire à sôti plan. Mais il n'eut pas cette patienôe; il s'abandonna à Une illusion, et il coui*ut à sa petite, ed se dégarnissant sur le point où les coups décisifk allaient être portés , et en ordonnant sUi général Sainl-»-Cyr de se diriger sur • Mœskirch , aVed Id 3' division et le corps de flanqueurs de gduche, afin de tourner l'armée ennemie et de la prendre en flanc, quand elle se retirerait sur PfuUendorf. Une pareille entreprise n'avait aucune efaance de succès. Comment espérer qu'une seule divisioU de sept à huit mille hommes, triompherait dé plus de soixante mille Autrichiens , conduits par Tarcliiduc, et manœuvrant sur une seule direction ? Comment croire qu'elle les mettrait en déroute, et que la 3" division n'aurait plus qu*à recueillir les fruits de la victoire? C'est cependant ce ([ue le général Jourdan lui-même annonçait. Heureusement , l'exécution de ce téméraire projet fut confiée à celui de nos généraux dont là prudence pouvait le mieux en corriger les dabgérs. Le général Saint-Cyr rendit cet éminent service à l'armée.
La première disposition lui prescrivait de faire
débouclier le corps de flanqueui*s de gauche, aux ordres du général Vandarame , par Mùhlen et Friedingen , tandis que la 3^ division devait se porter directement sur Liebtingen, par la route qui conduit de Tùttlingen à Stockach. 1^ colonne du général Walther, du corps de flanqueurs, éprouva devant Mublen une si grande résistance, que, dans un instant, son artillerie fut démontée par celle des ennemis. Mais le général Yandanirae, ayant débouché par .Friedingen, tourna la droite de cette position et la fit tomber. Une charge de sa cavalerie mit ensuite Tennemi en déroute , et les fuyards furent poursuivis jusqu'au bois qui est au delà de Liebtingen. A cet endroit, les deux colonnes se réunirent et furent jointes par la 3* division. Le mouvement de cette dernière s'était fait facilement; le corps autrichien qui lui était opposé, s'était retiré devant le succès remporté par la division d'avant-garde.
(]e fut alors que le général Saint-Cyi* reçut l'ordre de diriger sa division et le corps de flanqueurs , sur Mœskirch , pour marcher ensuite sur les derrières des ennemis, et pour intercepter leur retraite. Le général Saint-Cyr dut obéir, et malheureusement le général en chef persista dans cette funeste disposition, quoique l'exécution en fut à peine commencée, lorsque mon avant-garde se trouva entièrement engagée. Toutes les forces
du général Saint-Cyr eussent été nécessaires pour soutenir Tavant-garde ; cependant le général en chef, au lieu de rappeler la totalité de la 3® division, se borna à en détacher une faible demi-brigade, pour m'aider dans Timpuissante résistance que je fus , quelques instants après , obligé d'opposer à Tennemi. I.a réserve de cavalerie était cependant restée dans les plaines de Liebtingen , quand je reçus Tordi'e de poursuivre les ennemis dans la direction de Stockach.
« Je les joignis d'autant plus tôt, que Tarchiduc Charles, à la tête d'une colonne de huit bataillons de grenadiers hongrois, d'une seconde colonne d'égale force, de six mille chevaux et d'un train nombreux d'artillerie, s'avançait lui-même par la route de Stockach, et se dirigeait sur Liebtingen. Il était déjà en avant de MolspeiTi, quand il reçut la nouvelle de la déroute de son avant- garde. Sans s'arrêter, il ordonna de rallier les fuyards, sur ses derrières, et, avec les troupes qu'il commandait, il entra dans la forêt, pour nous attaquer. La 25* demi -brigade d'infanterie légère, que j'avais détachée, avec le premier régiment de chasseurs à cheval, à la poursuite des ennemis, ignorait ce mouvement de l'archiduc; elle poussait vivement les troupes qui se retiraient, croyant n'avoir affaire qu'à celles qui avaient déjà combattu. Mais arrivée à là ferme de Schu-
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frantz, elle fut arrêtée pap douane ou quinze mille bpmmes d'infanterie, places sur plusieurs lignes, et qui Tobligèrent à rétrograder.
cf D'après vos ordres , j'avais mis en marche le restant de l'avant-garde; bientôt nous joigfit mes )a 95** d^mi-brigade , et nous regagnâmes avec elle la ferme de Schqfrantz, où je formai Tinfanterje de la division, en colonne par bataillon , à droite et ^ gauche de la grande route , dans des broussailles qui étaient fiu ipilieu du bois. Pour le momeqt, la cavalerie, qqi ne pouvait nous être d'aucup secours , resta au revers de la petite haiitCMr où je plaçai mon artillerie, et je détachai quatre escadrons pour surveiller le débouché d'une gorge, par où l'ennemi aurait pu attaquer ^)a droite et marcher sur mes derrières , s'il n'avait trouvé un obstacle qui l'arrêtât.
a Depuis la rencontre des troupes, que l'archiduc Charles amenait, la fusillade n'avait point discontinué, et elle s'animait de plus en plus. Bientôt l'affaire deyint générale, et je dus envoyer, fiW secours de la 25' d'infanterie légère , un bataillon de la 53' demi-brigade , et un de la 67*. Peu d'ipstants après, les deux autres bataillons de ces deux demi-brigades, jaloux de partager la gloire et les dangers de leurs camarades, demandèrent à aller les joindre, pour terminer, à l'arme blanche, ce long et meurtrier engagement. Ces
trois demi-brigades, conduites par les généraux Levai et Mortier, s^avancèrent au pas de charge, avec une intrépidité héroïque , et enfoncèrent la première ligne ennemie ; mais la seconde ligne , composée 4^ plusieurs bataillons frais, les arrêta, et les obligea à venir se rallier à quelques coiupAr gnies, que j'avais laissées en réserve auprès de Tartillerie.
« L'ennemi , profitant de ce premier avantage , Ht filer de l'infanterie dans le bois qiù est à la gauche de la ferme de Schufrantz ; mais quelques compagnies, que j'y envoyai aussitôt, repoussèrent cette infanterie. Alors Tennemi , cherchant toujours à déborder nos ailes , recommença son mouvement, et il fit un plus grand circuit, pour nous le dérober. Pendant ce temps , je fis moiménie des dispositions pour renouveler l'attaque. La charge fut battue sur toute la ligne ; le général Levai , à la tête des 53^ et 67^ d^mi-brigades , le général Mortier, commandant la 25^ d'infanterie légère , firent , dans cette occasion , tout ce qu'on pouvait attendre d^ leur valeur , sans pouvoir obtenir le moindre avantage. L'ennemi avait conr centré, sur ce point, ses principales forces, et à tout instant, il lui arrivait, de Stockach, de nouveaux renforts.
(c Malgré la supériorité 4u nombre, que les Autrichiens nous opposaient, et le non-succès ^e nos
attaques réitérées, les troupes conservaient leur ardeur; elles avaient la volonté de vaincre, et elles s*encourageaient pour une nouvelle tentative. Je me rendis à leurs désirs, et, pour la troisième fois, je fis battre la charge sur toute la ligne. Elle fut exécutée avec la même intrépidité que les précédentes , mais avec aussi peu de succès , et ne produisit d'autre résultat , que de nous faire apercevoir, qu'en laissant fléchir son centre , pour nous engager, l'ennemi faisait avancer ses ailes, dans l'intention de nous envelopper et de couper notre retraite, au débouché du bois de Liebtingen. Nous ne pouvions pas empêcher ce mouvement; toutes les troupes se trouvaient engagées ; elles étaient harassées de fatigue et épuisées, et elles ne pouvaient remplacer les munitions, qui commençaient à leur manquer, qu'en se rapprochant du parc. Ainsi , la retraite fut ordonnée : elle s'exécuta , dans l'ordre le plus parfait , au milieu de l'engagement , et en opposant , de toutes parts , la plus vive résistance.
ce L'artillerie reprit , sur le plateau , sa première position , pour battre le débouché de la grande route; la cavalerie forma plusieurs lignes en arrière , la 25' demi-brigade dinfanterie légère resta dans le bois, sur les deux côtés de la route, et les 53* et 67* demi-brigades furent placées à droite et à gauche de l'artillerie , pour la soutenir , en
même temps qu'elles couvraient le débouché de la gorge qui conduit à Neuhausen.
w Cette position , que j'avais prise pour rallier les troupes, ne put être conservée ; Tennemi nous força à Tabandonner, en nous débordant par ses deux ailes ; alors j'occupai , dans le même ordre , la position qui est en avant de Liebtingen , d'où je détachai le 1 "' régiment de chasseurs à cheval , pour aller garder les débouchés de diverses gorges qui y aboutissent , et contenir aussi les corps ennemis qui auraient entrepris de se porter sur le Danube, vers Môringen et Emendingen. »
Pendant l'action disproportionnée que l'avantgarde soutenait avec tant d'opiniâtreté, le général en chef envoya plusieurs officiers au général Saint-Cyr , pour lui prescrire de presser sa marche sur Mœskirch et de pousser un corps de troupes , par les bois , sur les derrières de l'ennemi. Cependant il n'y avait alors personne , excepté le général en chef, qui crût à la possibilité de ce mouvement. Un de ses officiers fut aussi chargé d'amener, sur Neuhausen, la demi-brigade que le général Saint-Cyr devait envoyer à l'avantgarde.
(c Depuis une heure , l'action avait repris sur cette dernière position, et de part et d'autre on se battait avec acharnement, lorsque vous me fîtes dire de disposer de la 8* demi-brigade de ligne,
river, H <|De i cm» ae tloasÉIcs Fcadirr de rciKHi- ▼eler ratUqœ, poor seconder aarciarge géaérale <le cavalerie, que ▼oire nieiitioo était de Eûrr eiéeirter, pour repousaer les cafiii, <|iii, anl^ la vtvacilé de noire fiea , sortaient inrfinninwnl do défila, et s'étabiisnieni forle fîdeaa en avant dn bois.
mljk V <lenii*brigade fut deninéc à pénétrer <bnf le ravin qui tourne la droite de ce rtdeaa , poin* prendre à revers rartiDerie et la cavalerie qae rennemi venait d*y placer, et pour dir^er fe» feux «ir Tinfiinterie , que rattacpie du centre devait ramener sur elle. L'adjudant général 6utchard reçut ordre de conduire cette detni-brigada ; il lui fut recommandé de ne se démasquer, €|u*après que la chai^ de cavalerie aurait eu lieu.
« Ijb général l^eval , à la léle de la 67* 4eaû^ brigade , devait aussi, après la charge de cavalme, partir du bois situé à gauche de la plaine, et charger rinfanterie c|ui avait débouché , pour la jeter sur la 8* demi-brigade , tandis que le général Mortier, conduisant la 25* d'infanterie légère et la 53' demi-brigade de ligne , aurait également chargé et refoulé , dans le lK>is , l'infanterie ennemie qui délKiuchait sur notre droite , devant ces deux demi-brigades.
H Ces dispositions préparatoires étant faites.
VOUS donnâtes ordre vous-même à la cavalerie de réserve , à laquelle était réunie toute celle de Tavant-garde , de charger les ennemis. Mais ces ordres furent mal exécutés , et ils ne produisirent pas Teffet que vous deviez raisonnablement en attendre. Leur résultat fut , au contraire, funaste, et faillit priver l'armée de son général K Je m'abstiens de parler de cette affaire malheureuse, pour vous entretenir de la défense que fît un bataillon d^ la 67' demi-brignde, commandé par le chef de brigade Bontemps, dont la grande fermeté , aussi bien que la bonne direction qu'il donna à son feu^ arrêta court toute la cavalerie autrichienne, qui venait de renverser 1^ nôtre. On força l'ennemi à se retirer , après lui avoir tué et blessé beaucoup de monde. Cette diversion fut d'autant plus utile, que notre cavalerie en profita pour se rallier , et
1 . Le général qui commandait la cavalerie mit de l'hésitation et perdit du temps pour exécuter la charge générale que le général ei| chef lui ordonna, h plusieurs reprises , et lorsqu'il l'epg^geii, il ne je fit que p^^rtjellenaent, sans f^ire soutenir les premiers escadrons qu'il portait en avant, de sorte qu*ils furent successivement ramenés et mis en déroute. Si cette charge avait réussi , conime il y avait ii«u de l'espérer, toutes les troupes {autrichiennes qui étaiei^t sorties du \}o\s auraient été prises, et le combat pouvait se rétablir. Mais la défaite de notre cavalerie fit évanouir tout espoir. Ije général en chef manqua lui-même d'être pris, en faisant de vains efforts pour rallier la cavalerie.
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qu'elle s'appuya sur ce bataillon , pour se représenter au combat.
« La 8' demi-brigade commençait néanmoins à tourner la position de l'ennemi , lorsque celui-ci , profitant de l'avantage qu'il venait d'obtenir sur notre cavalerie , porta quatre à cinq mille hommes d'infanterie sur cette demi-brigade, qui n'était composée que de douze cents combattants. Le chef de bataillon Marcot, qui la commandait, donna l'exemple du courage aux braves qui étaient sous ses ordres ; mais il reçut un coup de feu , et il tomba au pouvoir de l'ennemi. Dès ce moment , la 8* demi-brigade , qui jusque-là avait soutenu cet engagement disproportionné , céda à la supériorité des ennemis et commença sa retraite sur Neuhausen , d'où elle fut rejoindre la division , et prendre position en avant du débouché de Tùttlingen.
a De part et d'autre, nous continuâmes à nous canonner avec la dernière vigueur , sans changer déposition ; la nuit mit fm à ce combat opiniâtre, et j'établis mes troupes ainsi qu'il suit : la 25'd'inranterie légère, soutenue par les 4* et 5* régiments de hussards, sous les ordres du général Mortier, en avant du village de Lie])tingen, pour garder la plaine; la 67' demi-brigade, à la tète du bois, au débouché de la grande route de Tiittlingen à Liebtingen ; la 53', au débouché de Tùttlingen à Neuhausen , où
elle joignit la 8* demi-brigade ; deux forts détachements, tirés des 53* et 67% se rendirent, par le bois, au débouché d'Emmingen , pour appuyer le 1*' régiment de chasseurs à clieval, que j'y avais déjà placé. L'artillerie , réunie en une seule batterie, ayant, en arrière d'elle, le 17* régiment de dragons pour la soutenir, fut placée sur le rideau en arrière de Liebtingen, devant la 67* demi-brigade, pour battre la plaine et les débouchés du village.
« La nuit fut très-tranquille; de part et d'autre, on s'occupa à emporter les blessés. Un peu avant le jour, je donnai ordre au général Mortier de replier en arrière de Liebtingen les troupes légères qui étaient en avant du village , et de placer la 25* demi-brigade dans des broussailles qui sont sur la gauche.
« Le 6 germinal (25 mars) toutes les trou|)es de l'avant-garde conservèrent leurs positions, sauC quelques légers changements. L'ennemi porta de l'infanterie et du canon dans Liebtingen , et il fit des dispositions qui parurent annoncer l'intention d'engager une nouvelle affaire. Mais ayant fait démasquer mon artillerie que j'avais tenue couverte et réunie en une seule batterie, elle le reçut de manière à l'étonner, l'obligea à s'arrêter, et le fit rentrer dans son camp, où il se tint tranquille. Nous y remarquâmes cependant du mouvement. L'ennemi envoya douze cents dragons de la Tour,
de Tinfânterie et du canou , pour occuper le village de Neuhauften.
« De mon côté , j'envoyai aussi le V régiment de hussâi'ds et deux pièces de quatre, pour joindre la 63* demi-brigade, à la tète du débouché deTùlllitigen sur NeUhausen, et le 1** régiment de chasseurs à cheval, avec les détachements d'infanterie qui l'avaient joint à Giessingen , pour défendre ce débouché et garder celui d'Emendingen.
M I^a bataille de Liebtingen a causé de grandes pertes aui ennemis , quoique l'avantage leur en sdit resté* Nous leur avoUs fait trois mille pH^^ sonniers, parttii lesquels se trouvent cinquante officiers ; nous leur avons pris aussi deux obusiefs; en outre^ ils ont eu plus de six mille hommes tués et blessés. Le lieutenant général prince de FCirstemberg est du nombre des premiers , ainsi ([ue plusieurs autres officiers supérieurs. Le prince se portait, avec sa colonne, au secours d'une ligne d'infanterie que nous venions de renverser, dans une charge^ lorsqu'une balle l'atteignit à la tête et le laissa mort dans le bois. Les ennemis ont également perdu considérablement de chevauji^.
« Il parait constant , d'après les rapports des déserteurs, que, pendant la bataille, l'archiduc Charles s'est beaucoup exposé; il est presque toujours resté à la tête d'un corps de trois mille hussards ^ se portant partout o6 sa présence pou«
\ait être nécessaire ; mais ce corps fut tellement dispersé^ que larchiduc ne put en rassembler, le lendemain de Taflaire, qu'une très-faible partie. Les déserteurs disent aussi qu'on a retiré du champ de bataille plus de mille voitures de blessés autrichiens^ qui ont été dirigés sur Stockach et PfuUendorf.
c( Nous avons aussi à regretter des officiers recommandâmes et beaucoup de soldats, etc...' La conduite des corps et des militaires de tous grades, qui se sont trouvés à cette bataille , est au-dessus de tout éloge.
« Le 7 germinal ('26 mars), l'avant-garde quitta la position qui est en arrière de Liebtingen et se replia sur Tûttlingen , où elle repassa le Danube et détruisit le pont ; ensuite elle se dirigea sur Hothweil. L'ennemi ne fit poursuivre la division que par quelques escadrons des dragons de la Tour, qui cherchèrent à inquiéter la colonne dans sa marche. Le général Mortier , commandant Tarrière-garde , les ayant attendus au village de Weiler, sortit tout à coup de son embuscade, les chargea vivement avec le 5*^ régiment de hussards^ il leur tua et blessa beaucoup de monde et leur fit trente prisotlniers montés. Cette leçon rendit les autres plus circonspects ^ et nous continuâmes le mouveinent , sans être de nouveau inquiétés. »