Voir à la fin du chapitre, pièce n
ques faibles garnisons dans les places ; on aTait essayé d'organiser des gardes nationales , mais on ne pouvait pas compter sur elles; enfin, lors même qu'on aurait eu des troupes pour poursuivre les Barbets y elles ne seraient jamais parvenues à les atteindre. Après avoir essayé de tous les moyens , tels qu'expéditions, punitions, contributions , responsabilité imposée aux communes, comme ils étaient tous sans résultat , il ne restait plus qu'un essai à faire , à entrer en négociation avec les Barbets, à leur garantir une amnistie et à leur offrir même du service. Cette mesure eut un plein succès. Les Barbets vinrent faire leur soumission et apporter leurs armes ; on les organisa en compagnies particulières , en leur donnant pour officiers leurs anciens chefs. Ils se conduisirent parfaitement et firent mieux que d'autres la police du pays qu'ils désolaient peu auparavant'; on leur donna même des convois d'argent à escorter. Cependant il eût pu être dangereux de- les exposer trop longtemps à la tentation et de les laisser dans le pays ; ils furent envoyés à l'armée où ils rendirent de bons services , et le Piémont en fut ainsi délivré. Il fallut beaucoup de soins et de précautions pour arriver à ce résultat, et souvent même lutter contre les autorités locales. Tant que les Barbets
i . Voir à la fin du chapitre, pièce n^ 35.
dVftiedt infesté le pays , les autoHtéâ , comitië là population, àvâietit été sotis rinipi*essioh de là tert^eur. Non-seillement personne ti'osâit alors diriger des poursuites judiciaires eontrè eux, liiai^ on n'osait pas même faire une plainte , et oti Hè trouvait pas un téttioiti pour déposer contre eut. A peine se furent-ils soumis, (}Ue les plaintes âe réveillèrent ; les autorités judiciaires repriretit courage et voulurent procéder ♦ il fallut leur itnposét' silence, faire respecter le pardon qui avait ^té donné et arrêter une imprudence qui allait tout remettre en question. Quant à Tâdminiâtratioti piémontaise^ elle comprit bieti Fimportance du service qui venait d'être rendu au pays, et elle efi exprima tous ses remercimetitiâ au général Soult , qui reçut égalemetit rapprobatiûd dti général eu cbeP.
Direcdons. Les Barbets venaient à peiné d'être Soumis, lorsqu'on eut à réprimer des troubles d'une nature plus sérieuse. Utie insurrection générale éclata dans les provinces d'Ivréé et d'Adstej les garnisons d'Ivrée, de Châtillôn et dé plUdieùfs postés furent assiégées et serrées de près. Ce mouvement était préparé à l'avance, il devait coïncider avec la reprise des hostilités ^ur lé Minciô, et il éclata^ en effet^ presque en même têmpâ.