Voir à la fin du chapitre , pièce n
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tous les jours *. Toutes ces dépenses , ainsi que la solde et TentretieD du corps d'occupation (ce dernier article était réglé à la somme de 425 000 francs par mois), devaient être supportées par le gouvernement napolitain , qui , en général, s'en acquitta assez régulièrement. On était souvent obligé de le presser, et il était difficile qu'il en fut autrement; on ne pouvait guère lui demander de l'empressement. Le général Acton , qui était alors chef du gouvernement des Deux- Siciles , employait les formes les plus habiles envers l'ambassadeur de France , qui en était même séduit ; il rendait le plus éclatant témoignage de la bonne conduite des troupes composant le corps d'occupation, et de l'excellente discipline qu'elles observaient *. Cependant trop de symptômes révélaient le peu de sincérité de ces protestations ; on n'obtenait rien , qu'avec peitie , des autorités locales, dont la malveiUance était évidente. Dans le clergé , l'archevêque de Tarente , un des hommes des plus distingués qu'il y eut alors dans le royaume, Ait à peu près le seul qui exerçât son influence en &veur de la paix, et il rendit aux Français des services dont ils furent très-reconnaissantsj mais il ne put pas empêcher que la
1 . Voir à la fin du chapitre , pièce n" 41 . % Voir à la fin du chapitre , pièce n° 4â.
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grande masse du clergé et des ordres monastiquesy nombreux et influents dans le pays, ne fût très-hostile aux Français , qui cependant témoignaient de tout leur respect pour la religion et pour le culte. Dans la population , ceux qui auraient été disposés à se rallier à l'influence française , n'osaient pas se déclarer ouvertement , par souvenir des vengeances qui, l'année précédente, avaient fait tant de victimes. La classe inférieure ne dissimulait pas sa haine contre les Français, et elle les attaquait souvent avec les armes qui lui étaient habituelles , l'assassinat et le brigandage ; elle était , d'ailleurs , continuellement excitée par des agents anglais, qui répandaient de l'argent, et par la présence des croisières anglaises, qui ne perdaient pas la côte de vue *.
L'année 1 801 se passa ainsi , à Tarente , à exécuter de grands travaux , à fonder un établissement considérable, qui se trouva complètement terminé à la fin de l'occupation, et à tenir un bon corps de troupes , en parfait état , prêt pour toutes les destinations qui pourraient lui être données; mais les occasions d'en tirer parti ne se présentèrent pas , et il n'y eut jamais moyen de communiquer avec l'armée d'Egypte, qui finit par capituler le 31 août. Le général Soult, pour remplir les in-
1 , Voir à la fin du chapitre, pièce n® 43.
tentions du premier Consul, ne cessa d'entretenir des intelligences avec les îles Ioniennes , dont les habitants étaient très-portés pour la domination française; mais ils étaient contenus, et les moyens maritimes manquaient pour une expédition. Ces intelligences s'étendaient jusqu'en Morée et auprès du pacha de Janina, mais on ne put non plus en tirer aucun parti \ Enfin, les préliminaires de paix, signés à Londres le 4" octobre, par M. Otto et lord Hawkesbury, annoncèrent le terme prochain de l'occupation. Cette nouvelle et ceUe de la capitulation d'Alexandrie arrivaient à Tarente, presque en même temps. L'évacuation de l'Egypte était prévue depuis longtemps ; la nouvelle de la paix fut accueillie par l'armée avec la plus vive joie. Dans la population napolitaine , les impressions furent diverses ; la plus grande partie, comme le gouvernement, voyait sans doute avec satisfaction arriver l'époque où on serait débarrassé des Français, cr Cependant , ajoutait le général Soult en écrivant au général en chef, une autre partie craint ce départ. La tranquillité dont ils jouissent leur était jusqu'alors inconnue, et l'exaltation qui règne encore dans certains esprits, ne leur , permet pas d'espérer que, quand nous n'y serons plus, elle leur soit conservée. >» Telle fut, en effet,
i . Voir à la fin du chapitre , pièce n^ 44.
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riiiiprestiion que radministration française laissa k Tarcnte , où jamais administration aussi régulière travail été connue.
iv«ii^ a^ÀMiM», Aussitôt après la signature du traité d'Amiens^ vb ^«lr(^kl•. Tordri^ fut donné d'évacuer le royaume de Naples. Vu an au))aravant, le gouvernement napolitain avait it^aùs aux Français quelques forts délabrés, dans \t plus pitoyable état , et sans aucune ress\Hirce* Ou lui rendit les beaux étabUssements qui venaient dVtre créés à Tarente et dans les envir\^)s« une pbee respectable « toirte une côte en parfiiit état de défense , un arsenal complètement l^mrui% Le ^nuvemeuieiil nqiofitaîn en avaii^ à la vérités suppcMTté ks dépenses: Biais la conception de ces jiraods traitaux^ TinleUigmce^ Tactivité, K.HIS Ws $Miiis «|itt y a^aîieiU été apportés ^ étaient dus ^ r;ârtw^ femcaise,. et panais k gpanFemement des l\m\<>«cites a^anrak iUt«. à lui s«ul^ d^e telles cW»es Cir tte 6it pss teii. Lu prenier Cmasol tennù p^irikufiièrwMiil à entretenir ks mnUeurs mi^^orts^ «x^ev^ la ctiur da ^iapia»^ et conune mart|iiMr ^i';ittUitef ut di» cuttfiiDce^ il ordonna de laisser diitis^ Uis> «rsiHSiiux da Cmnla. oon-saulenient tant w>t ^{u^ W ^c^Hi^fttînienwiit des^ Dtnx-âîciles avait t%Him*» uiats-tuai la tnafcHMLiiaiy avaîtété envo^f» ^ d«{s.,ftucre!i^ (lartM^^fe ^Ua&^^ et ifui é^ùt fortconrfùt^itÙHe, .>u > Jiv^ttt 'ail« entre Autres, plusieurs ex- ^H\ut)\>t»< i' XiKtaK et de Livoume. Les^ ordres les
plus précis furent donnés, d'apporter à cette remise le plus grand scrupule , et le corps d'occupation n'emmena avec lui , en se retirant j que ses pièces de campagne ^ L'évacuation se fit enfin dans le coiurant de mai 1 802, et lorsque les troupes françaises quittèrent le royaume de Naples, elles y laissèrent le souvenir de l'excellente discipline qu'elles avaient observée , des bons exemples qu'elles avaient donnés , et du bien qu'elles avaient fait. Le général en chef chargea le général Soult de leur témoigner toute sa satisfaction , et de leur faire part des éloges que leur donnait le gouvernement dont elles avaient occupé les États '.
Le général Murât avait voué au général Soult j^^ ,^^ une très-vive amitié , et il la lui exprimait à cha- so"i*e»*°o
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que occasion. Il avait voulu demander pour lui la j'*^* place d'inspecteur général de gendarmerie ; mais le général Soult s'en souciait peu, quoique ces fonctions fussent très-belles; il craignait qu'elles ne le détournassent du service actif dans l'armée. Le général Murât avait encore demandé à être remplacé par le général Soult , dans le commandement en chef de l'armée d'observation du Midi; mais cette armée allait bientôt être dissoute , et le général Murât n'eut pas de successeur. Le pre-
i . Voir à la fin du chapitre , pièce n^ 45.