‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 2)Chapitre 106 sur 139 · LIVRE XV BIS. — CORRESPONDANCE. r · texte numérisé non relu

LIVRE XV BIS. — CORRESPONDANCE. r

dix mille brigands; je n'ai de disponibles que seize cents hommes et quatre cents chevaux, que j'envoie manœuvrer sur les flancs de la route pour rouvrir les communications et éloigner les bandes.

« Je trouve toutes les troupes dispersées. J'attends le général Vandermaesen et le général Palombini, et j'ignore où ils sont. Je pense cependant que le premier rentrera bientôt.

« J'ai dû retenir le 15 le convoi de fonds et arrêter le régiment de marche, ils auraient été trop compromis. — Le 15, le convoi de fonds est en marche: il arrive dans trois jours. Je le ferai partir lorsqu'il y aura sûreté, et que j'aurai assez de monde pour l'escorter; mais je prie Votre Excellence d'envoyer au-devant d'eux jusqu'à Villa-Rodrigo. J'aurai soin de l'en prévenir. »

LK (GÉNÉRAL CAFFARELI.l AU MAUKCHAL MARMONT.

« Vitoria, le 20 mai 1812.

(( Monsieur le maréchal, j'ai été indirectement informé que, lors de la dernière prise de Gijon par le général Bonnet, ce général y avait saisi des papiers très-importants, et notamment des plans par l'Angleterre, contenant les opérations de cette campagne, et celles que l'armée anglaise devait faire contre l'arrondissement de l'armée du Nord.

« Dans ce moment, toutes les bandes sont en

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mouvement, et je ne puis concevoir quel est le but de toutes les marches et contre-marches qu'elles opèrent.

(.( Les communications sont pour ainsi dire interrompues, et Votre Excellence sait que je n'ai point de troupes disponibles. Les papiers que le général Bonnet avait saisis furent envoyés par duplicata à M. le général Dorsenne; mais celui-ci ne les a pas reçus, ou bien il est parti sans me les remettre et même sans m'en parler. Il est vrai qu'il . était extrêmement malade et peu en état de s'occuper de choses sérieuses.

c( Je dois penser que Votre Excellence a connaissance de ces papiers, et je la prie instamment de vouloir bien m'en envoyer une copie chiffrée par duplicata.

« J'ai une si grande étendue de côtes à garder et si peu de moyens pour empêcher un débarquement, que je suis forcé de prendre toutes les précautions possibles pour me mettre à l'abri d'un événement. »

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