LIVRE XV. - CORRESPONDANCE
eu pour oltjet d'empêcher le mal de s'accroître, et lie conserver au moins les chevaux existants, et les mesures que je vais prendre encore rempliront, j'espère, cet objet, le premier et le plus important de tous. C'est au nom de la gloire des armes de Sa Majesté, c'est au nom du salut de ses armées, et pour leur donner le moyen de détruire ses enne mis, que je supplie Sa Majesté de nous accorder les moyens de transport que je demande et qui nous sont indispensablement nécessaires. »
LE DUC D l'^THIE AU MARÉCHAL MARMONT.
( Vallailolid, le 18 mai 1811.
« Mon cher maréchal, je m'empresse de répondre à vos lettres des 15 et 16 mai.
« Par la première, vous me demandez dix mille paires de souliers, je vais vous les envoyer.
c( Par la seconde, vous me dites qu'il a été employé cinq cent mille francs de l'argent de la solde pour acheter des grains, et que je dois les faire rembourser. D'abord, je n'ai point d'argent; j'ai des troupes auxquelles il est dû, aux unes un an de solde, à d'autres huit mois, et à d'autres quatre. Le trésor de France ne m'envoie point un sol. Mes dépenses d'hôpitaux et de consommation sont triplées àValladolid, parce que j'ai deux mille malades de iarmée de Portugal. Je dois aux fournisseurs plus