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K l'Iacenci.i, le 1(1 .-ciilciiibrc 1811
« Je reçois la lettre que Votre Altesse m'a fait 1 honneur de mécrire le 20 août, dans laquelle elle me lait connaître que l'Empereur veut savoir ce qui a été perçu, tant en argent qu'en denrées, par l'administration de l'armée de Poitugal dans les arrondissements qu'elle a occupés. Je croyais avoir répondu, par rapport à l'argent, de manière à éclairer complètement l'Empereur. L'armée de Portugal, jnsqn'à ces derniers temps, n'ayant point eu de territoire, n'a pu lever aucune contribution, et n'avait pas même perçu un sol. C'est le 1^' août seulement que j'ai reçu votre lettre du 10 juillet, qui me faisait connaître que Sa Majesté déterminait, pour l'arrondissement de l'armée de Portugal, les provinces de Truxillo, Placencia, Talavera, Avila et Tolède. C'est donc dans le courant de ce mois d'août seulement que j'ai pu faire les dispositions pour faire effectuer des rentrées de fonds; et ainsi il est assez naturel que le 20 août, époque à laquelle il n'y avait encore rien de perçu, vous n'en fussiez pas instruit. Aujourd'hui môme à peine les recettes commencent-elles à s'effectuer, et les fonds perçus étant encore en grande paitie entre les mains des percepteuis royaux et n'ayant pu èlre encore ver-
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ses dans la caisse du receveur central, en raison des distances et de la difficulté des communications, je ne puis en envoyer à Votre Altesse un état général. Tout ce que je sais par les rapports des divers arrondissements, c'est qu'ils s'élèvent à cent soixante et onze mille francs, à compte de l'impôt de un million que j'ai établi par un arrêté dont copie est ci-jointe. Mais la levée de cet impôt ne pourra pas se réaliser si les obstacles qui s'y opposent restent les mêmes. J'ai eu l'honneur de vous rendre compte que le roi d'Espagne, sur l'assistance duquel je croyais pouvoir compter pour me donner les moyens d'administrer, avec autant d'ordre que possible, les provinces déterminées pour l'arrondissement de l'armée de Portugal, me la refuse; le préfet de Tolède ne me fait pas même l'honneur de répondre à mes lettres et a donné formellement l'ordre à toutes les autorités de se refuser à toutes les réquisitions de l'armée de Portugal. Les ministres ont déclaré que l'armée de Portugal ne devait lever aucun impôt dans la province de Tolède, et les mêmes ministres donnent des ordres, dans les provinces d'Avila et Talavera, qui sont en opposition avec les miens. J'ai demandé au roi un commissaire supérieur pour mettre de l'ensemble dans l'administration et être mon intermédiaire dans l'exécution de toutes les dispositions administratives qui seraient relatives à ces provinces; il m'a