‹ Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 3)Chapitre 178 sur 247 · LIVRE XIII. - CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

LIVRE XIII. - CORRESPONDANCE

plus fatal aux intérêts de l'Empereur, à la tranquillité et au bien-être du pays, que la division que fait naître votre amour-propre froissé. Élever autel contre autel, c'est préparer l'influence de l'Autriche, puisque c'est organiser des partis dont elle saura bien faire usage. Il n'y a et ne peut y avoir qu'un seul point de ralliement, c'est le premier magistrat délégué par l'Empereur.

« J'espère donc que vous ferez cesser une lutte qui ne pourrait offrir que du scandale et nuire aux intérêts de Sa Majesté. Je ne vois pas, d'ailleui^, quels avantages elle pourrait vous promettre; car, quelque répugnance que m'inspirent de pareilles discussions, je saurai, s il le faut, les soutenir; mais je préférerai toujours vivre en bonne intelligence avec vous, si vous voulez y concourir. Je le désire même vivement, attendu que le bien du service do l Empereur le commande.

« Je vous adresse un paragraphe d'une lettre du ministre de la guerre, en date du 21 décembre. Il vous fera connaître les intentions de Sa Majesté. En conséquence, je vous prie de vouloir bien, jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné^ ne prendre aucune disposition et ne donner aucun ordre sur les choses de quelque importance dansTadministration des provinces illyriennes, sans m'en avoir rendn compte, et sans avoir pris mon assentiment et mon iipprobation. »

LE MIMSTIU: DE T.A GlERRE AU MARÉCHAL MARMONT.

«Psiris, le l'jHUTierlMU.

M Monsieur le maréchal, j'ai eu l'honneur de prévenir Votre Excellence, par ma dépèche du ^7 décembre, que, d'après les ordres de Sa Majesté, les troupes qui se trouvaient dans la Croatie devaient être mises sur le pied de paix.

c< Par suite de nouveaux ordres deSa Majeslé,ceUe disposition s'applique à toutes les troupes qui composent l'armée d'Illyrie.

<i Je vous prie, monsieur le maréchal, de vouloir Inen ordonner toutes les dispositions nécessaires pour la mise sur le pied de paix de toutes les troupes que vous commandez.

a En conséquence de ces dispositions, les ofBcieR» généraux qui font partie de l'armée d'Illyrie ne recevront plus, à compter du 1'" janvier, présent mois, le supplément do guerre, et ne jouiront, indépendamment de leur solde, que d'un traitement extraordinairo de six mille francs, pour les généraux de division, et de trois mille francs pour les généraux de brigade, le tout par année.

ce liCs adjudants-commandants ne toucherout plus le supplément de guerre, et ceux qui soat chargés des fonctions de chefs d'ctat-major, dans les divisions, ne recevront que cent cinquante franei pur chaque mois.

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