LE MARÉCHAL MAKMONT A SÉGUIER
« Ujïmh, le 2 férrier iSlO.'
c< Monsieur le consul général, j'ai Thonneur de vous adresser un projet de tarif de douanes qui a été rédigé pour les provinces illyriennes. Je désire que vous en preniez connaissance et que vous consultiez, sans éclat, les négociants qui vous inspireront le plus de confiance, pour avoir leur opinion sur ce travail. Je désire enfin que vous cherchiez à reconnaître si l'application des principes que j'ai posés est bien faite. Ces principes sont:
« l' D'établir à l'entrée des provinces illyriennes des droits assez forts pour donner le plus de revenu possible, et assez faibles pour que la contrebande offre peu d'avantages. Cette considération est d'une grande importance, attendu que l'étendue des provinces illyriennes ne permet pas une parfaite surveillance.
c< 2"" Favoriser d'abord Tinduslrie des provinces illyriennes, ensuite celle de la France, puis celle du royaume d'Italie, et enfin celle du royaume de Naples.
c( 3*" Ëtablir un droit de transit pour les marchandises qui entrent en Autriche, et qui en sortent, dont la consommation ou le départ est présumé être Vienne, et calculer le prix des marchandises de manière à ce que les négociants ne trouvent pas avantage à faire prendre une autre direction i leurs marchandises.
« V Augmenter ce droit de transit pour les objets manufacturés en Autriche, en raison du voisinage des provinces illyriennes, et, par conséquent, <le la dépendance où elles sont de nos communications. »
LE MAKÉGHAL MARllONT AU MINISTRE DE LA GUERRE.
«Trie»te, 6 février IWO.
« Je viens de recevoir la lettre que Votre Excellence m'a fait l'honneur de m'écrire, le 25 janvier, et qui m'annonce que l'Empereur est dans l'intention de ne donner aucun secours pécuniaire à l'armée dillyrie, et qu'elle doit s'entretenir par les ressources du pays.
<( Sa Majesté aura reçu peu après le budget des provinces illyriennes, présentant le tableau exact