‹ Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 3)Chapitre 221 sur 247 · LIVRE XIV. — CORRESPONDANCK · texte numérisé non relu

LIVRE XIV. — CORRESPONDANCK

sont parfaitement coordonnées, et qui offre toute espèce de garantie pour la régularité, Téconomie et la prospérité de ces régiments. J'ai lieu, tous les jours, de m'en convaincre dans l'inspection que je fais. On s'occupe d'arrêter la comptabilité, qui sera ensuite envoyée à l'intendant général, chargé, m'a-t-on dit, de rédiger un projet de décret sur l'administration de l'Illyrie.'

« Je demande, avec les plus vives instances, à Votre Excellence qu'elle veuille bien faire valoir mes observations à ce sujet, et de mettre, autant qu'il dépendra d'elle, obstacle à l'introduction d'un nouveau mode d'administration pour les régiments, pour lesquels, faute de connaître sous tous les rapports leur véritable situation, on peut prendre des mesures préjudiciables aux intérêts de Sa Majesté. « Accoutumé, comme je le suis, à voir Votre Excellence accueillir avec bienveillance mes observations, qui ont pour but le bien public,, je lui réitère, avec confiance, l'assurance que c'est ma conviction intime, ma conscience, et mon amour pour le service de l'Empereur, qui me font mettre tant de chaleur à la conservation du système^ et ]ue ce serait un malheur public que de voir déruire un aussi bel édifice, source, je crois, de la )rincipale richesse que renferment les provinces llvriennes. »

!-K MAUKCIIAL MARMONT AU MINISTRE DE L.\ Gl'EimE.

(I Layhai'h, le 2 scpleiniirc 1810.

it Monsieur le due, je reçois en ce moineiil une lettre qui m'apprend que, Sa Majesté avant daigna recevoir les officiers, députés illyricns, et croates, ils ont fait di veines demandes sur lesquelles je crois de mon devoir de donner, sans perte de temps, à Votre Excellence les renseignements convenables.

c< Les ofliciei^s ont demandé, à ce que Ton nussure, que le gouvernement français fournit Thahillement aux soldats en retenant les douze florins qui sont donnés aux familles pour cet objet, sauf à augmenter les impôts. Je puis vous assurer que. û moins que Sa Majesté ne donnât rhabillement aux Croates en leur remettant Timposition qui le couvre aujourd'hui aux cinq sixièmes, ce qui, assurément, serait tout à leur avantage, rien ne serait plus malheureux qu'une pareille disposition, panre <|ue les Croates ne sont pas en état de donner de I argent, mais seulement de^ objets de leur industrie. A plus forte raison, rien ne serait plus malheureux qu'une augmentation d'impôt.

i< L'annonce de nouveaux impôts est Tai^ument qu^emploient sans cesse les Autrichiens pour les inquiéter. Il n'en faudrait pas davantage pour chas ger l'opinion du peuple et faire émigrer une partie de la population.

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