LIVRE X. — CORRESPONDANCE
ih néanmoins vous resterez dans une situation froide et plus circonspecte que ci-devant. Enfez des officiei-s: faites tout ce qui sera possible ^ bien connaître le pays. »
LE GKNÉRAL LAIRISTO A MARMO.M.
« Ragusc, le iO août 1807.
a Général, la prise de possession des bouches de Ealtaro a* été faite ce matin h six heures, la forte- ^tfssse Spagnola nous a été remise, elle est en notre ifpottvoir, le pavillon français flotte sur ses remparts.
tta ville de Castelnuovo, celle de Cattaro, et Budua^
I ae nous seront remises que le 12, parce qu'il faut
déblayer beaucoup de magasins que les Russes em-
: portent, et beaucoup qu'ils nous laissent et qui
étaient déposés dans les casernes.
« II parait que Tévêque de Monténégro est disposé à rester tranquille et à vivre en bonne intelligence avec nous. Nous verrons lorsque nous serons à Cattaro, parce que ce sont les Monténégrins qui approvisionnent la ville en légumes, bois.
c< M. Baratinsky, commandant russe, m'a encore prié de vous demander la grâce des Dalmates qui demandent à se soumettre, et spécialement du supérieur de la maison d'éducation illyrique à Almissa. Jç ne conçois pas le motif de la désertion de
ilO MÉMOIRES DU DUO DE RAGUSE.
ce dernier, qui m'avait paru, dans le temps de mes tournées, un homme tranquille.
« J'aurai l'honneur de vous écrire ces jours-ci, je me servirai de petits bâtiments lorsqu'il n'y aura rien de signalé.
« Je crois, général, qu'il serait bon d'établir à Raguse-Vieux une compagnie de voltigeurs qui aurait un poste intermédiaire à Glinla; l'on pourrait correspondre alors avec trois ou quatre hommes marchant ensemble. »
LK PRINCK EUGÈ.NK A MARMONT.
« Milan, le '21 décembre 1807.
« Sa Majesté, au moment de son départ, monsieur le général en chef Marmont, m'a chargé de vous écrire pour vous recommander d'avoir continuellement les yeux sur Corfou. Sa Majesté présume que les Anglais peuvent avoir des projets sur cette île ; elle vous charge particulièrement de correspondre le plus souvent possible avec le général César Berthier, afin d'être parfaitement au courant de tout ce qui pourrait être tenté contre cette possession. Vous sonderez les dispositions d'Âli-Pachà à notre égard ; mais, comme on doit peu se fier à lui* Sa Majesté veut que vous envoyiez un courrier au général Sébastian! à Constantinople, afin d'obtenir