LIVRE ONZIÈME
Sommaire. — Rclour ù Uiigiisc. — Renvcrsciiieiil de la république de Raguse.
— Mœurs intimes de la nolilesse. — Craintes de l'Empereur sur CorTou.
— Les francisciiins. — De la vraie force. — Le père $;ardien. — Le protectorat. — Jalousie du vice-roi. — Secours à lladgi-Dey. — Révotutioo de Constantinople. — Intrigues à Pastroviccliio. — Instructions de TEmpereur. — Composition de l'armée autrichienne : vingt-cinq mille bommes et vingt-quatre pi(>ces. — Diversion opportune. — Le duc de Raguse commence les hosliliiés. — La Zcrniagna. •— L'ennemi fKjussé sur Obrovalz.
— I^a bataille de Sacil<; perdue par le vice- roi. — Quartier général à Bcnkovatz. — I/arc-hiduc Jean, enhardi, écrit téméraireiilcnt au duc de Raguse de capituler. — Succès de la grande armée à Ralisbonne, cl mardie de Napoléon sur Vienne. — Le vice-roi reprend l'oiTensive. — Le duc de Raguse rentre en opération. — Clausel dirigé sur le mont Kitta. — Coinbat de Gracliaz. — Le duc de Ruguse est blessé. — Arrivée devant Gospicb.
— Le duc de R;iguse attaque. — L'ennemi, vaincu, bat en retraite. — Les journées de Gospich sont les- mêmes que celles d'Essling : 21 et 22 mai. — L'ennemi est battu à Otiochatz. — L'archiduc va rejoindre Giulay. — Résumé de cette partie de la campagne.
Au commeiicemcnl de Tannée 1808, j'allai à Raguse pour y faiie une inspection; les circonstances m'obligèrent de changer Tordre établi dans ce pays et d'en détruire le gouvernement.
Cette petite république s'était mise sous la protection des Turcs, auxquels elle reconnaissait une espèce de suzeraineté. Orcan, second^empereur des Turcs au quatorzième siècle, leur accorda la patente qu'ils sollicitèrent de lui. 11 Ta signée, en apposant au bas sa main trempée dans l'encre. Par suite de