‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 127 sur 198 · LIVRE XVIII. · texte numérisé non relu

LIVRE XVIII.

à Brunn; celui de Rlenau à Marienwerder, et les réserves de cavalerie à Breslau.

A midi, Napoléon continua son mouvement en avant. Le corps de Wittgenstein se replia sur Culm. La division Ziethen fut portée dans des abatis qui avaient été faits entre Tellenitz et Jutterbach. Le corps de Colloredo était appuyé à droite à Strekowitz. Napoléon occupa le soir les hauteurs de Nollendorf.

Le 17, la division Ziethen, attaquée parla division Mouton-Duvernet, du premier corps, fut poussée sur Culm. Le combat s'engagea alors avec le corps de Wittgenstein. Les villages d'Arbesau, d 1slisich, de Jourdorf, furent emportés; mais le corps de Meervelt s'avança d'Aussig sur Nollendorf, tandis (pie celui de Colloredo s'avançait sur Neudorf et Kniemts. 11 attaqua Arbesau, qui fut évacué. La jeune garde, qui l'occupait, en fut chassée après avoir fait des pertes considérables, et le premier corps se retira sur Nollendorf. Napoléon, voyant l'impossibilité de déboucher devant des forces aussi considérables, ramena ses troupes en avant de Berggïeshùbel, et rentra avec sa garde à Dresde le 18.- Ce mouvement, recommencé pour la troisième fois, et fatigant pour les troupes, avait été encore sans résultat.

Le prince de Schwarzenberg attendait pour agir

que le corps de Benningsen, fort de soixante mille hommes, qui, dès le 17, avait sa tète à Lôwenberg, fût rapproché davantage de Dresde.

Napoléon voulut tenter de nouveau la fortune, et essaya d'éloigner Blùcher. Il se rendit le 22 à Hatzan, et mit en mouvement les troisième, cinquième et onzième corps. L'avant garde de Radrewitch fut attaquée à Bisehofswerda. Forcée d'évacuer cette ville, elle se retira jusqu'à Gordau; mais Napoléon? ayant vu toute l'armée de Silésie en position à Bautzen, tandis que le corps de Sacken s'approchait sur sa gauche pour menacer la communication de Bisehofswerda, ne se trouvant pas assez fort pour livrer bataille, se retira et ramena les troupes dans la position concentrée de Weissig, à deux lieues de Dresde. Il s'en tint encore à une simple démonstration.

Le 24 et le 25, l'armée de Silésie, remplacée dans ses positions par l'armée de Benningsen, fît un mouvement général par sa droite pour se rapprocher de l'Elbe et de l'armée du Nord. Le corps de ïauentzien, appartenant à cette dernière armée, occupait déjà, depuis quelque temps, une position intermédiaire entre les deux armées et en établissait la liaison. Le corps de Sacken se présenta devant Grossenhayn pour couvrir ce mouvement. Le roi deNaples était retourné à Dresde, et j'avais sous

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