LIVRE XVIII. — CORRESPONDANCE
tenbourg, se sont mis successivement en retraite dans la journée d'hier.
« Dans cette situation des choses, il est probable que ce mouvement offensif en Bohème rappellera les corps que l'ennemi avait jetés sur Freyberg et Zwickau, si tant est que l'ennemi ait jeté des corps dans cette direction. Si l'ennemi n'a jeté que des partis, il est possible qu'il les laisse, mais alors, monsieur le maréchal, vous pouvez faire faire de fortes patrouilles sur Freyberg pour les poursuivre.
u II est nécessaire, monsieur le duc, que vous receviez la correspondance du général Lhéritier, que vous le souteniez s'il est nécessaire; il faut aussi que vous vous mettiez en correspondance avec le prince de la Moskowa, le duc de Tarente et le prince Poniatowski.
« Il est possible que l'Empereur soit de retour dans la journée de demain à Dresde; Sa Majesté peut dans un jour réunir toute sa garde et le corps du général Latour-Maubourg à votre corps d'armée. 11 est possible aussi que, si l'Empereur trouve quelque mal à faire à l'ennemi, il reste encore éloigné de Dresde pendant quelques jours.
« Le prince vice-connétable, major général,
« Alexandre. »
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT
« Dresde, le 12 septembre 1813.
« L'Empereur ordonne, monsieur le duc, que vous vous mettiez en marche demain 15, à cinq heures du matin, avec votre première division; vous vous ferez suivre par votre seconde division, qui partira à six heures, et par votre troisième division qui partira à sept heures du matin. Vous vous dirigerez sur (Inmenhcujn, afin de chasser l'ennemi de la rive droite de l'Elbe entre Torgau et Dresde, et de favoriser un convoi de quinze mille quintaux de farine qui de Torgau doit venir à Dresde. L'arrivée de ce convoi est de la plus haute importance, puisqu'elle assurerait des subsistances pendant plusieurs mois sur notre point de réunion de Dresde.
c< Sa Majesté le roi de Naples part demain avec le premier corps de cavalerie pour Grossenhayn; il prendra aussi sous ses ordres le cinquième corps de cavalerie qui s'y trouve, et, soutenu par votre corps, il manœuvrera de manière à rendre libre 1 Elbe, afin que le convoi de quinze mille quintaux de farine puisse arriver à Dresde, et de manière aussi à éclairer tout ce qu'il y a d'ennemis de ce côté. « Le prince vice-connétable, major général,
« Alexaisdiie. »