LIVRE XVIII. — CORRESPONDANCE
veinent dans l'armée ennemie, vers Roslau, et on a remarqué une colonne marchant sur Zerbst, où est le quartier général du prince royal de Suède, et une autre se dirigeant sur Koswig.
« Il parait que l'ennemi a fait une ligne de circonvallation à sept cent toises de Wittenberg, et qu'il prépare des batteries pour repousser nos colonnes si elles débouchaient par cette place. Le bombai dément a continué cette nuit. J'envoie ce matin le général du génie Blein à Wittenberg pour reconnaître la tranchée ennemie. On pense que c'est Bulow qui est chargé de ce siège, et que Tauemien est en observation vers TElster. Les corps suédois et russes sont vers Koswig et Zerbst. Les Suédois, en quittant Dessau, ont dit qu'ils repassaient l'Elbe, parce que l'Autriche avait fait une paix séparée avec l'empereur Napoléon.
a Je compte établir le général Dabrofwski à Acken afin de l'employer à chasser tous les partis ennemis qui peuvent se trouver entre la Saale et la Mulde, et de rétablir insensiblement nos communications avec Magdebourg.
« Je pars pour Dessau.
t< Maréchal prince de la Moskowa. »
ce P. S. Le général Bertrand est avec ses principales forces à Kemberg. Une de ses divisions est
ici et l'autre en arrière de Schmiedeberg et Pretsch. Le général Régnier reste à Oranienbaum. La première brigade du général Guilleminot, avec la cavalerie légère, resserrera l'ennemi dans sa tête de pont de Roslau. »
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT
« Dresde, le 50 septembre 1815, Irois heures du matin.
« L'Empereur me charge de vous faire connaître que le prince Poniatowski a Tordre de se porter aujourd'hui à Frohbourg, et qu'il dirige sa cavalerie sur Altenbourg et Borna. Le général Lauriston partira à la pointe du jour pour se rendre à Nossen, et enverra une avant-garde sur Waldheim. Ce général se mettra en correspondance avec vous. Le duc de Bellune porte sur Chemnitz une forte division avec de la cavalerie, et l'éclairera fortement du côté de Marienberg ; il mettra son quartier général en avant de Freyberg. — Le général Souham, qui a son quartier général sur le chemin de Grossenhayn, à la hauteur du camp retranché de Dresde, a l'ordre de faire partir, à cinq heures du matin, en les faisant passer de la rive droite sur la rive gauche, une batterie de douze et les batteries d'artillerie à cheval, ainsi qu'une division d'infanterie, la brigade de cavalerie légère du général