‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 33 sur 198 · LIVRE XVI. - CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

LIVRE XVI. - CORRESPONDANCE

NAPOLÉON AU MARÉCHAL MARMONT

» Mayence le 17 avril 1815

Mon cousin, j'ai décidé que huit cadres d'artillerie à pied partiraient le 19 de Mayence pour votre corps d'armée. Ces cadres seront complétés en officiers et sous-officiers que vous ferez choisir dans l'artillerie de marine. Vous porterez ensuite ces huit compagnies à cent vingt hommes chacune au moyen de huit cents canonniers marins, que vous prendrez dans vos bataillons. Six de ces compagnies seront employées au service de l'artillerie de vos trois premières divisions ; les deux autres compagnies serviront vos deux batteries de réserve à pied. Vous recevrez ensuite deux compagnies d'artillerie venant de l'intérieur : elles seront employées à votre parc. »

c< Napoléon. »

NAPOLÉON AU MARÉCHAL MARMONT

« Mayence, le 17 avril 1813.

« Mon cousin, je reçois au moment même votre rapport daté de Hanau le 10 avril, qui revient de Paris. — Vous trouverez ci-joint la notice de déerets que je viens de rendre. Faites reconnaître

ces officiers sur-le-champ. Il est de la plus haute importance que vous présentiez de bons sujets pour les places vacantes dans les régiments de marine. Que votre présentation arrive dans vingt-quatre heures, vous aurez sur-le-champ les décrets et, sans perdre de temps, vous ferez reconnaître les officiers. Ayez toujours soin de prendre de bons officiers, et de les prendre dans un régiment pour suppléer à ce qui manquerait dans l'autre. Aussitôt que j'aurai votre rapport, il n'y aura plus rien à faire sous ce point de vue. — De toutes les manœuvres je dois vous recommander la plus importante, c'est le ploiement en bataillon carré par bataillon. Il faut que les chefs de bataillon et les capitaines sachent faire ce mouvement avec la plus grande rapidité; c'est le seul moyen de se mettre à l'abri des charges de cavalerie et de sauver tout un régiment; comme je suppose que ces officiers sont peu manœuvriers, faites-leur en faire la théorie, et qu'on la leur explique tous les jours, de manière que cela leur devienne extrêmement familier. — Pour le 25e régiment, vous parlez toujours de vos envois au ministre de la guerre. Envoyez-moi les demandes et les propositions nécessaires pour compléter ce régiment. — Choisissez les officiers pour le S6e dans le 47e, et que, par ce moyen, ce régiment provisoire soit complété en officiers. — Vous ne

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