‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 39 sur 198 · LIVRE XVI. — CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

LIVRE XVI. — CORRESPONDANCE

sans changer la composition de ce corps, n'influerait pas non plus sur l'esprit des officiers, et affecter, pour un temps déterminé, un bataillon tout entier au service des pièces de campagne; ou, si Votre Majesté tenait à une disposition définitive, que le recrutement des huit compagnies portât indifféremment sur tous les bataillons de mon corps d'armée. L'artillerie de marine s'en trouverait beaucoup mieux et l'artillerie de terre guère plus mal, attendu qu'il est bien facile de former en peu de jours des servants de pièces de campagne lorsqu'il y a par pièce trois ou quatre. bons canonniers.

« Je prie Votre Majesté de me faire connaître si mes observations lui ont paru fondées, ou si elle persiste dans les dispositions qu'elle avait prescrites, pour que je puisse me conformer à ses intentions. »

LE MARÉCHAL MARMONT AU GÉNÉRAL CoMPAKS.

« 22 avril 1813.

« Monsieur le comte, je reçois votre lettre de ce jour. Les circonstances ne rendent pas nécessaire l'emploi des vingt mille rations de pain commandées à Mulhausen. Vous devez, si elles sont fabriquées, avoir soin de les faire prendre. J'ai été informé des obstacles que l'administration westphalienne met

à la fourniture des subsistances demandées pour l'armée; mais, comme nos besoins sont pressants, que les rassemblements de troupes deviennent considérables et nécessitent une prompte réunion de subsistances, vous emploierez la force, s'il est nécessaire, pour forcer l'administration de Mulhausen à fournir les quatre mille quintaux de farine de blé, tant pour Eisenach que pour Langensalza. Vous recevrez demain un détachement de cavalerie convenable pour vous éclairer. »

LE MARÉCHAL MARM0NT AU MAJOR GÉNÉRAL

.( 22 avril, soir.

a Monseigneur, j'ai l'honneur de vous rendre compte qu'ayant fait à Mulhausen la demande de quatre mille quintaux de farine pour l'approvisionnement des troupes qui vont être campées à Langensalza et à Eisenach j'ai reçu du préfet westphalien la réponse que, d'après les ordres de son gouvernement, il ne devait rien fournir. Je prie Votre Altesse de porter cette nouvelle extraordinaire à la connaissance de l'Empereur, afin que Sa Majesté puisse donner les ordres qu'elle croira convenables. « J'ai aussi l'honneur de vous rendre compte que le général Friederick, que j'avais envoyé à Bichhausen afin d'avoir des nouvelles de Cassel et

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