LIVRE XVII. — CORRESPONDANCE
le 4e régiment polonais fait partie, et deux régiments de cavalerie.
« Le général Girard est, avec dix mille hommes, en avant de Magdebourg.
« Le prince d'Eckmùhl est, avec le corps auxiliaire danois, à trois lieues en avant de Hambourg, sur la rive droite.
« M. le maréchal Saint-Cyr a son quartier général à Pirna, avec son corps à cheval sur l'Elbe, ayant une division sur Hohenstein ou Neustadt, et trois divisions sur la position de Gieshubel, barrant les deux routes de la Bohême à Dresde, et ayant un corps d'observation sur la route de Leipzig à Carlsbad.
c< La ville de Dresde est à l'abri d'un coup de main. Elle a une garnison et cent pièces en batterie, et elle est en état d'attendre l'armée cinq ou six jours.
c< Le cinquième corps de cavalerie et le premier corps, commandé par le général Vandamme, arriveront le 18 à Bautzen.
« Le quartier général, avec les cinq divisions de la garde, les trois divisions de cavalerie, son artillerie, et le deuxième corps, avec le premier corps de cavalerie, seront le 17 à Gôriitz.
« Le sixième corps est à Buntzlau; le cinquième à Goldsberg; le troisième à Liegnitz, et le onzième
20i MÉMOIRES DU DUC DE ItAGUSE.
à Lowemberg. Ainsi, en trois jours, trois cent cinquante mille hommes peuvent être réunis sur Buntzlau ou sur Gôrlitz.
« L'armée autrichienne ne peut déboucher sur la rive droite que par Zittau ou par Josephstadt. Si elle venait par Zittau, elle rencontrerait le corps du prince Poniatowski comme avant-garde. Si les Autrichiens débouchaient par Josephstadt, leurs mouvements se confondraient avec ceux des Russes et des Prussiens; et, dès lors, soit qu'ils se portent sur Lowemberg, soit qu'ils se portent sur Liegnitz, tous les corps pourront se réunir sur Buntzlau.
« Ces renseignements, monsieur le maréchal, sont pour vous seul.
« Le prince vice-connétable, major général,
« Alexandre. »
le maréchal marmont a napoléon.
« Buntzlau, le 15 août 18d5.
«Sire, j'ai recules lettres que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire en date des 12 et 15, et je m'empresse d'y répondre. Conformément à vos ordres, je le ferai en toute liberté.
« J'établis en principe, et je suis d'accord avec vous, qu'une grande bataille est indispensable au