‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 5)Chapitre 100 sur 126 · I.IVIîR \X. — COnilRSPOMtANCE. ."ir · texte numérisé non relu

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votre arlilleiio en batteiic; I aniii'c aiiivc (Irrnaiii et suivra le même mouvement. Faites de suite tiavailler aux fortifications de Corbeil et d'Essonne, afin d'avoir, s'il est possible, deux débouchés. Faites fortifier la rivière d'Essonne ; envoyez-moi de suite un mémoire sur cette position; qu'elle ait plus on moins d'avantages, il faut la prendre dans tous les cas, parce que la rivière l'indique naturellement.

« Reconnaissez s'il y aurait une position entre Corbeil et Clioisy, par exemple en avant de His, où on peut surveiller les deux routes d'Orléans et de Fontainebleau, avoir les derrières libres pour la retraite, et où on pourrait placer avec avantage une armée de quarante mille hommes. En trois ou quatre jours on aurait construit bien des redoutes et des ouvrages qui ajouteraient à la force naturelle de la position.

c( Pour compléter le système, quand vous aurez vu la position, voyez la position de la rivière de l'Écote, afin de pouvoir donner votre avis sur ces trois positions. L'Empereur compte qu'à midi il doit être sans inquiétude sur la position que vous aurez occupée avec le duc de Trévise. Envoyez de la cavalerie à Arpajon, et poussez votre avant-garde sur la route de i*aris aussi loin que vous pourrez, poussant des reconnaissances.

« Je vous envoie celte lettre par M. le colonel

r.'.r. MEMOiRKs DU nue dh haouse.

Rongnrs qui vous accompagnera dans vos reconnaissances, et qui ne reviendra que lorsque les troupes seront placées.

« Dans ce système il faut ordonner à la poudrerie de continuer de faire de la poudre, et, au fur et à mesure qu'elle fabriquera, on évacuera sur Fontainebleau, où on établira un artifice.

c( Faites-moi connaître, monsieur le maréchal, la quantité de farine qui se trouve à Corbeil, soit sur cette rive, soit dans les magasins de l'autre rive, et faites rétablir le pont, si vous le jugez convenable, afin d'évacuer les farines qui seront de l'autre côté. Comme il y a un filet d'eau qui entoure la ville de l'autre côté, il doit être facile d'occuper cette ville, ce qui assure un bon passage de la Seine, indépendamment du pont de Melun.

« Envoyez de suite un officier du génie à Arpajon pour reconnaître la place. S'il y a une muraille, il fera travailler de suite à la mettre à l'abri des Cosaques.

« Le prince vice-connétable, major général,

« Alexandre. »

le ma.ioii général au mahéciial j1arm0>t.

■ « Fontainebleau, le 2 avril 1814, qualio heures du matin.

« Monsieur le duc de Uaguse, je donne l'ordre à

iivr,i'; \\. - coi\uespom).\.ni;k. z'û

la division des gardes dlionncur du général Defrance de partir ce matin de Saint-Germain-suri'Écote, pour se rendre à Fontenay-lc-Viconite et éclairer la rivière d'Essonne depuis la Ferté-Alep, en jetant des partis sur Arpajon. Le général De- IVance sera sous vos ordres, et je le charge d'envoyer un officier près de vous.

« Je viens d'ordonner au général Sorbier de prendre des mesures pour qu'aujourd'hui, à cinq heures du matin, vous et le ducde Trévise, ayez au moins à vous deux soixante pièces de canon.

La division de cavalerie du général Pire partira aujourd'hui vers onze heures ou midi de Fontainebleau pour aller se cantonner du côté de Monceaux, à une lieue derrière Essonne. Le général Pire prendra vos ordres si vous étiez attaqué.

«Le prince vice-connétable, major général.

u Alexaisdre. »

LE MAJOR GÉiNÉRAI- AU MARÉCHAL MARMONT.

« Fonl.iinebleau, le 5 avril 1814.

« Monsieur le duc de Raguse, l'Empereur aura ce soir son quartier général au château de Tilly, près Ponthierry : ayez soin d'y envoyer un aide de camp ou officier d'état-major, qui puisse bien faire

548 MKMOIHKS I>[i DUC \)\i RAGUSE.

connallroà Sa Majesté l'oinlioil où so Irouvcnl les. ti'onpos.

(( Le prince vice-connétable, major général,

« xXlexa.ndhr. »

LE MAJOn (ÎÉNÉRAL AU MARÉCllAI. MAliMOîsT.

« Fontainebleau, le 4 avril 1814.

a î/intention de l'Emperenr est que vous vous rendiez ce soir de votre personne au palais de Fontainebleau, à dix heures; prenez des mesures pour pouvoir être de retour à votre poste avant le jour.

(( Le prince vice-connélable, major général,

« ALEXA^DKE. »

LE GÉÎSÉRAL BOllDESOULLE AU MARÉCHAL MARMONT.

« Versailles, le 5 avril 1814.

« M. le colonel Fabvier a dû dire à Votre Excellence les motifs qui nous ont engagés à exécuter le mouvement que nous étions convenus de suspendre jusqu'au retour de MM. les princes de la Moskowa, des ducs de Tarente et de Yicence. Nous sommes arrivés à Versailles avec tout ce qui compose le sixième corps. — Absolument tout nous a suivis, et avec connaissance du parti que nous prenions, l'ayant fait connaître à la troupe avant de marcher. Main-

LiVRR x\. - roRiii:siM)Nn.\Nci:. r.i't

tenant, monseigneur, pour tranquilliser lesoflieiers sur leur sort, il serait bien urgent que le gouvernement provisoire fit une adresse ou proclamation à ce corps, et qu'en lui faisant connaître sur quoi il peut compter on lui fasse payer un mois de solde; sans cela il est à craindre quMl ne se débande.

a MM. les officiers généraux sont tous avec nous, M. Lucotte excepté. Ce joli monsieur nous avait dénoncés à l'Empereur.

« J'ai l'honneur d'être, avec le plus profond respect, de Votre Excellence,

«■ Le très-humble et dévoué serviteur.

« Le général de division,

'< Comte BORDESOILLE. »

COI'IE D'UNE LETTRE DE M. LE MARÉCHAL >'EY A S. A. LE PRLNCi;

DE B^;]^"ÉVE^'T

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