‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 5)Chapitre 125 sur 126 · N° XXIX · texte numérisé non relu

N° XXIX

COriE Dli LA LETTRE EN CIIIFFr.ES.

Môme tlalc.

Mon fils, je vous envoie copie d'une lettre fort extraordinaire que je rerois du roi de Naples. Lorsqu'on m'assassine, moi et la France, de pareils sentiments sont vraiment une chose inconcevable.

Je reçois également la lettre que vous m'écrivez avec le projet de traité que le roi vous a envoyé. Vous sentez que cette idée es! une folie. Cependant envoyez un agent auprès de ce traître extraordinaire, et faites un ti-aité avec lui en mon nom. Ne louchez au Piémont ni à Gênes, et partagez le reste de l'Italie en deux royaumes. Que ce traité reste secret jusqu'à ce qu'on ait chassé les. Aulrichiensdu pays, et que vingt-quatre heures après sa signature le roi se déclare et tomlje'sur les Autrichiens. Vous pouvez tout faire en ce sens; rien ne doit être épargné dans la situation actuelle pour ajouter à nos efforis les efforts des iXapolitains. Qn fera ensuite ce qu'on voudra, car après une pareille ingratitude et dans de telles circonstances rien ne lie.

Voulant l'embarrasser, j'ai donné ordre que le pape fût envoyé par Plaisance et Parme aux avant-postes. J'ai fait écrire au pape qu'ayant demandé, coininc cirque de Home, à retorrner dans sou

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«Jioeosi», je le lui ai i>oriiiis. Ayoz lUuu: soin de iw. vous (Mik-'iK'"' à lieu relalivi'iiH'iil au pajie, soit à le n-coMiiailn' , connue à m; pas le recoiiiiailii'.

Voir,' an'eclicniii'- ]ii''i(\

NaI'OI.KON.

N" XNX. — ii: l'UiNci. iloLm: a i.\ it.inckssi- auciste.

Maiiloiie, le 10 innrs IHIl, nu -DÎr.

Les dernières lettres de Paris nous donnent quelque espoir de liaix, et on m'assure que tout devait être terminé le lf<. Kspérons qu'avant le /' avril noire sort sera entièrement Icrmiin' ; ear lu ne pourras pas attendre plus longtemps à te fixer au lieu délinilif de tes couches, et, si alors lu peux réellement encore voyager, nous ciioisirons une i)elile ville du midi de la France. Mais tout cela dans le cas où rien ne finirait, et cela n'est pas possible.

À'" XXXI. - LIi MKJIE A LA MEME.

Manloiic, le 19 mars 181 1, au soir.

Ma Ijonne Auguste, je le renvoie la lettre de l'Empereur, et j'y joins celle qu'il m'a adressée sur le même sujet; elles prouvent bien qu'il se repent de ce qu'il nous avait écrit primitivement pour ton départ. L'Empereur m'envoie en chiffres l'aulorisatioii de m'arranger avec le roi de Xaples ; cela est trop tard, je crois; il y a trois mois que je la demande; mais enfin j'essayerai. X'e parle de cela à personne, car le traité doit être secret.

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