I.IVUE XIX. — COHIlliSlMlMlAM
prince de Neulchàlcl pour prendre une délerniinalion à cet égard. — Je suppose que vous n'avez pas d'embarras pour les chevaux de ma maison. J'ai ordonné qu'ds fussent envoyés sur les derrières.
« Napoi.éon. »
napoléon au maiœciial marmont.
« Sairil-Cloud, le i8 novembre 1815.
« Mon cousin, je viens de nommer le comte Bertrand grand maréchal de mon palais, et je l'autorise à se rendre à Paris pour y prendre possession de sa place. Il laissera le commandement de son corps au général Morand, sous vos ordres.
« Napoléon. »
le major général au maréchal marmont.
« Paris, le 18 novembre 1815.
« Monsieur le maréchal duc de Raguse, l'Empereur me charge de vous écrire pour vous faire connaître que son intention est que vous envoyiez un officier intelligent auprès du prince de Schwarzenberg, pour offrir de traiter de la reddition de Dantzig, de Modlin, deZamosc, de Stettin, de Custrin et de Glogau. Les conditions de la reddition de ces places seraient que les garnisons rentreraient en
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France avoc armes et hagages, sans èlie prisonnières de guerre; que toute l'artillerie de campagne aux armes françaises, ainsi que les magasins d'hal)illement qui se trouveraient dans les places, nous seraient laissés; que des moyens de transport pour les ramener nous seraient fournis; que les malades seraient guéris et, au fur et à mesure de leur guérison, renvoyés. Vous ferez connaître que Dantzig peut tenir encore un an; que Glogau et Custrin peuvent tenir également encore un an, et que, si l'on veut avoir ces places par un siège, on abîmera la ville; que ces conditions sont donc avantageuses aux alliés, d'autant plus que la reddition de ces places tranquillisera les Etats prussiens. Si l'on parlait de la reddition de Hambourg, de Magdebourg, d'Erfurth, de Torgau et de Wittenberg, Sa Majesté désire que vous répondiez que vous prendrez ses ordres là-dessus, mais que vous n'avez pas d'instruction; qu'il n'est question, actuellement, que de traiter pour les places de l'Oder et de la Vistule. Ces communications, monsieur le maréchal, serviraient aussi à avoir des nouvelles.
« Le prince vice-connétable, major général,
« Alexandre. »