LIVRE XIX. — CORRESPONDANCE
votre conimandemcnt. Le duc de; Bollune voudrait l'attirer à lui : mais il n'y a rien à craindre pour Strasbourg. Il faudrait que l'ennemi fut fou pour aller attaquer de ce côté. C'est sur Cologne et Wezel qu'il est naturel de penser que l'ennemi doit se porter '. — Avez- vous rallié au sixième corps douze à quinze cents hommes de la marine qui se trouvaient du côté de Cologne? Avez-vous fait partir des officiers pour parcourir les différents régiments, en retirer les isolés qui y avaient été momentanément incorporés et les faire revenir à leur régiment? — Le ministre a décidé où devaient être placés les dépôts du 50' et du 35% Quant aux 8% 27*, 70* et 88* régiments, renvoyez les cadres à leur dépôt. Le 8* est du côté de la basse Meuse. Otez du cadre tous les hommes disponibles et placez-les dans le 13" de ligne. — Le 88* a aussi son dépôt dans le Nord. — Il n'y a que le 70* qui a son dépôt à Brest. Placez ce bataillon dans celui de vos corps où se trouvent déjà des hommes du 70*. — J'ai donné des ordres pour que six cents conscrits lui fussent envoyés à Mayence pour le compléter. Il serait trop long de l'envoyer se recruter du côté de Brest. — Le 28* ayant son dépôt dans le Nord, renvoyez-le à son dépôt. — Vous aurez donc ainsi
* Ce plan de campagne convenait à Napoléon; et il voulait y croire !
[Note du duc de Piuguse.) VI. 6
82 MÉMOIRES DU DUC l)K IIACUSE.
à Mayence deux dépôts : celui du I .">,">' et uu bataillon du 70'. — Quant au 33" léger, vous l'avez dirigé surSarrelouis, et il m'y paraît bien. Instruisez de ces dispositions les commissaires des guerres de Metz, de Chàlons et de la route, afin que les conscrits qui se rendent à ces différents dépôts puissent être bien dirigés.
« Napoléon. »
le maréchal mrmont a napolkon.
« Bords du Khin. le iU novembre 1813.
« J'ai l'honneur de rendre compte à Sa Majesté que j'ai parcouru la ligne du Rhin jusqu'à la frontière de mon commandement. Je me suis assuré que toutes les mesures de surveillance et de défense étaient bien prises, et je les ai complétées autant que possible. J'ai ordonné quelques travaux à Worms, qui est un point de passage très-favorable à l'ennemi. La redoute en face du Necker sera terminée et armée après-demain. J'ai ordonné un semblable travail en face de l'embouchure de la Lahn. Ce point est également important. Il sera couvertpar unpostedéfensif et une bonne batterie.
« Nous avons un grand nombre de malades, qui augmente avec une rapidité inouïe. Cependant les troupes sont bien, et j'ai pris toutes les mesures de