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l'aile t'iail, ii'i(''|»ai'al)le, cl le mal (raiilaii! plus grand, quauciinc convention n'avait été arrêtée avec le général ennemi. Je lui avais, au contraire, annoncé la rupture de la négociation commencée. Les troupes se trouvaient ainsi à la merci des étrangers, et non-seulement celles qui s'étaient détachées , mais encore celles qui entouraient l'Empereur, qui n'étaient plus couvertes.
11 ne restait plus qu'une chose^ à faire, c était d'assurer à la France leur conservation, en les plaçant sous l'autorité du gouvernement provisoire, et de remplir le vide que leur éloignement causait dans l'armée impériale par des garanties pour la personne de l'Empereur. Je ne vis que le bien à
pendre JHsqu au retour de MM. les princes de la Moshowa, des ducs de Tarente el de Vicence.
« Nous sommes arrivés avec tout ce qui compose le corps *. Absolument tout nous a suivis, et avec connaissance du parti que nous prenions, l'ayruit fait connaître à la troupe avant de niarclier.
« Maintenant, monseigneur, pour tranquilliser les officiers sur leur soit, il serait bien urgent que le gouvernement provisoire fit une adresse ou proclamation à ce corps, et ipien lui faisant connaître sur quoi il peut compter on lui fasse payer un mois de solde; sans cela il est à craindre qu'il ne se débande.
MM. les officiers généraux sont tous avec nous, M. Lucotte excepti'. Ce joli monsieur nous avait dénoncés à l'Empereur.
« J'ai riionneur d'être, avec le plus profond respect, « De Votre Excellence,
« l,e très-huinble et dévoué serviteur,
« Le général de division comte Bordesovile.
* I..T défection du sixième corps n'a donc eu lieu que viugt-qualre heures après la première abdication de l'empereur Napoléon.
ii\o/f de l'Editeur.)
*2C6 MEMOIRES DU l)l!C DE RAGUSE.
laire, sans ni'anvtor à cette rénexioii (jue c'était jeter en quelque sorte un voile d'absolution sur la conduite coupable des généraux. Je demandai au prince de Schwarzenberg et j'obtins de sa loyauté si connue la déclaration qui remplissait mon double objet. Cette déclaration fut mise, iiaoi- (luc après coup, à la date du 4 avril, époque où les pourparlers avaient eu lieu, dans le but de cacher la confusion qui avait existé et de donner une apparence de régularité à ce qu'avaie'nt produit la peur et le désordre.
Je me rendis à Versailles pour y passer la revue de mes troupes et leur expliquer les nouvelles circonstances dans lesquelles elles se trouvaient: mais, à peine en route pour m'y rendre, je reçus la nouvelle qu'une grande insurrection venait d'éclater. Les soldats criaient à la trahison. Les généraux étaient en fuite et les troupes se mettaient en marche pour rejoindre Napoléon. Elles n'eussent pas fait deux lieues sans avoir sur les bras des forces qui les auraient détruites. Je pensai que c'était à moi à les ramener à la discipline, à l'obéissance et enfin à les sauver. Je hâtai ma marche. A chaque quart de lieue, je trouvais des messages plus alarmants. Enfin j'atteignis la barrière de Versailles, et j'y trouvai tous les généraux réunis; mais le i^orps d'armée était en marche dans la direction de