IX
t>74 MÉMOIRES DU DUC DE RAGUSE.
et en avant par trois redoutes; leur droite protégée par une hauteur assez élevée, où il y avait dans une redoute un régiment d'infanterie et plus bas une batterie d'artillerie; leur gauche appuyée à une redoute d'assez grande dimension, et plac<3e sur un mamelon à pente roide. L'attaque était donc très-difficile sur le front; elle aurait fait perdre beaucoup de monde et n'aurait pas eu le résultat désirable. Je me décidai sur-le-champ à tourner l'ennemi par la gauche, par une marche de flanc.
c( Nous rentrâmes au camp dans la nuit; les préparatifs furenr'faits, et, le '22 au point du jour, l'armée leva le camp et se mit en marche par une marche de flanc; par lignes, en colonnes, la droite en tête. Après dix heures de marche, nous arrivâmes au pont de Hordgan. Dans l'après-midi, les Turcs présentèrent quelques bataillons sur notre flanc gauche. A l'instant même j'occupai un mamelon à notre droite, où je pris position avec deux batteries d'artillerie et deux régiments d'infanterie en ligne par bataillons en masse, chaque bataillon ployé en double colonne sur le centre. J'envoyai à notre gauche un régiment d'infanterie et un de cavalerie, prendre position sur la direction des flancs de ce corps turc. Ces dispositions lui en imposèrent. Il se retira, et l'armée, après avoir conti-