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ge , et. ajouter à ses trayaux ceux qui , déjà prëparâr, n'avaient plus besoin que d'être perfectionna ^ et ceux dont la nécessite se serait fait sentir à des législateurs éclairés par l'expérience de trois années ; mais que l'Assemblée ay ait sûrement pensé qu'il importait de mettre le moins d'interyaUe possible entre Fackèyementde la constitution et la fin des travaux du corps constituant, et de marquer ainsi avec plus de précision, par ce rapprochement , la différence qui existe entre les fonctions du corps constituant et les devoirs des législatures; qu'après avoir accepté la constitution , il emploierait toutes les forces qi^'il avait reçues d'elle à la maintenir et à assurer aux lois l'obéissance et le respect qui leu r étaient dus ; qu'il avait notifié son acceptation aux puissances étrangères; qu'il s'occupait et qu'il s'occuperait constamment des mesures propres à garantir au dehors la sûreté et la tranquillité du royaume; qu'il ne mettrait pas moins de vigilance et de fermeté à faire exécuter la constitution au dedans et à empêcher qu'elle ne fût altérée.
« Pour vous, Messieurs, ajouta le roi, qui, dans une longue et pénible carrière , avez montré un zèle infatigable , il vous reste encore un devoir à remplir lorsque vous serez dispersés sur la surface de cet empire; c'est d'expliquer à vos concitoyens le véritable sens des lois que vous avez £siites pour eux, d'y rappeler ceux qui les méconnaissent, d'épurer, de réunir toutes les opinions par l'exemple que vous leur donnerez de l'amour de l'ordre et de la sou-
mission aux lois. Je compte que vous serez Tinterprète de mes sentimens auprès de vos concitoyens. Dites-leur bien à tous que le roi sera toujours leur premier et leur plus fidèle ami ; qu'il a besoin d'être aimé d'eux; qu'il ne saurait être heureux qu'avec eux et par eux. L'espoir de contribuer à leur bonheur soutiendra mon courage^ comme la satis^ faction d'y avoir réussi sera ma plus douce récompense. »
Le président Thouret répondit que l'Assemblée, parvenue au terme de sa carrière, jouissait du premier fruit de ses travaux; convaincue que le gouvernement qui convient le mieux à la France est celui qui concilie les prérogatives respectables du trône av^ les droits inaliénables du peuple , elle avait donné à l'Etat une constitution qui garantissait également et la royauté et la liberté nationale ; que les destinées de la France étaient attachées au prompt affermissement de cette consti* tution .
« Bientôt , Sire , le vœu civique que votre majesté vient d'exprimer sera accompli ; bientôt , rendus à nos foyers, nous allons donner l'exemple de l'obéissance aux lois, et enseigner, par notre exemple, qu'il ne peut exister de liberté sans un profond respect des autorité constituées. Nos successeurs , chargés du dépôt redoutable du salut de l'empire, ne méconnaîtront ni l'objet de leur haute mission , ni ses limites constitutionnelles : et vous , Sire , déjà vous avez presque tout fait; votre majesté a fini la
révolution par son acceptation si franche et si loyale de la constitution. Elle a porté an dehors le découragement et ramené au dedans la confiance. Votre cœur y Sire ^ en a déjà reçu le prix; il jouit du touchant spectacle de l'allégresse publique , des ardens témoignages de la reconnaissance et de l'amour des Français. Ces sentimens, nécessaires à la félicité des bons rois ^ vous sont dus. Sire; ils se perpétueront pour vous ; leur énergie s'accroîtra à mesure que la nation jouira des efforts coustans de votre majesté pour assurer le bonheur commun par le maintien de la constitution. »
Le roi sortit. Alors Thouret , élevant là yoiî et s'adressant au peuple nombreux qui remplissait la salle et les tribunes^ dit: U Assemblée constituante déclare que sa mission est Jinié, et qu'elle termine en ce moment ses séances. ^