‹ Mémoires du marquis de Ferrières (volume 2)Chapitre 22 sur 23 · LI.¥K£ )L · texte numérisé non relu

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taxant de fausseté les rapports qu avaient faits à ce sujet les comUëç^.

Toutes ces viruleiites diatribes de quelques mer ne^rs jacobins 9 ne s'emportant contre le roi et con-* ti:e les ministi^es que pour se donner ^n tau^ , et.se faire payer ce qu ils voulaient se vendre ^ n empe^ obèrent point T Assemblée d'adopter la proposition de Beaumetz; car ce. n'étaient point trente orateursî îgdorans ou vendu9 aux différentes factions ^ occupant contini^^eUement la tribupe , cberçhaqt , ei) égarant le peuple, à obtenir de frivoles app&udisr. semens^etuDO popularité, passagère »qtu décidaient ks délibémtionsi de l' Assenublée ; c'étaient trois cents membres dofft on n'entendait jamais la voii à la Iribuoje.j» niais dont la raison profonde in-fluençait irrésistiblement toutes les opérations. Il est vrai que, soit par*crainte, soit par d'autres motifs peut-^tre moins honnêtes, la plupart de ces mêmes hommes cédaient quelquefois à des^onsi^ dérations de circonstance et à l'influence populaire. C'est un inconvénient de tout gouvernement où le peuple, quoique représenté, veut cependant toujqurs agir par lui-même.

On chargea une députaiion de soixante membres 4e présenter au roi l'acte consUtutionnel (i), Oo décréta qu'il serait prié de donner les ordres qu'il pgerait çojB^venables pour la garde et la sûreté de

(i) l^ î sfifptffaatfxc »7^i.

sa personne; que s'il se rendait aux vœux des Français et acceptait la constitution , il voudrait bien indiquCF'le jour et régler les formes dans lesquelles il prononcerait formellement , en pr^ence de T As(-» semblée nationale, l'acceptation de la royauté cons-^ titutionnelie et l'engagement d'en remplir les fonc-^ tioDS. Thouret , à la tête de la députation , partit àî

- neuf heures du soir, et se rendit au château à là lueur d'une infinité de flambeaux, et au bruit des applaudissemens d'une multitude de peuple qui , d'après les magnifiques promesses qu'on n'avait ces* se de lui faire , croyait enfin toucher au terme de ses

*maux. Louis XVI, accompagné de ses ministres et d'un grand nombre de courtisans qu'avait attirés la curiosité, reçut la députation dans la chatii^bre dtl conseil. Thouret dit au roi que les représentans de la nation venaient lui présenter l'acte constitution^ nelqui consacrait les droits imprescriptibles du peu** pie français , qui rendait au tr6ne sa vraie dignité; et régénérait le gouvernement de l'empire. Le roi répondit qu'il recevait la constitution que lui pré-^ sentait l'Assemblée nationale , qu'il leur ferait part de sa résolution dans le plus court délai ^'exige un examen si important, qu'il s'était décidé \ rester à Paris y qu'il donnerait ses ordres au commandant de la garde parisienne pour le service de sa personne. Le lendemain tout Paris fut dans l'ivresse de la joie. C'était un dimanche. Le désir de voir le roi amena un peuple immense aux Tuileries. Les horreurs calomnieuses que les orléanistes et les jaco-^

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bips Yomissaient contre Louis XVI ne lui avaient ppint fait perdre entièrement raffection des Français. Louis Xyi était aimé ; il méritait de l'être. La yeuYed'un capitaine de grenadiers royaux, nommée madame Sicard, attirée comme les autres par le be^ soin pressant de satisfaire son cœur, ne put voir passer le roi sans l'émotion la plus vive. Une foule d'images effrayantes yei^ant tout-à-coup s'offrir à son espi^it, elle s'écria, dans un subit transport dont eUe ne fut pas la maîtresse : « Le voilà, le voilà, voilà donc le roi ! » Des larmes abondantes couler rent de ses yeux et baignèrent son visage. lie peuple qui remplissait le jardin , témoin de ce mouvement* passionné, partagea la vive et délicieuse émotion de madame Sieard.

Cependant, les constitutionnels s'apercevaient avec douleur que leur désertion des jacobins n'avait pas produit l'effet qu'ils en attendaient; la plupart de ceux qui avaient quitté le club y étaient rentrés. Les jacobins de Paris conservaient toujours leurs affiliatiqns et leur correspondance, malgré les eSbrts des constitutionnels pour réunir à leur club tes sociétés populaires des départemens. Non^seuleuient les jacqb^ns subsistaient, mais ils subsistaient avec ^ éclat : Danton , Brissot, Robespierre, semblaient, de ce centre de leur puissance, braver les constitutionnels. Si ceux-ci. ne trouvaient un moyen prompt dedétruire cette société rjvale, ils.perdaiént bientôt leur influence dans le gouvernement : la session finie, la nouvelle législature et le ministère neseraient

plus dans leur dépendance. Pour couper le mal jusquedaus sa racine^ les constitutionnels entreprirent d'anéantir toutes les sociétés jacobites. Duport Dutertre^ ministre de la justicel, aussi ennemi des ja-^ cobins que les constitutionnels^ vint les dénoncer comme un foyer de troi^les et d'anarchie, un obstacle à l'exécution des lois. Les faits ne manquaient pas. « Les sociétés populaires des départemensy dit lé ministre de la justice, mues par le club domina^* teur de Paris , excitent des troubles dans toute la France, persécutent avec fureur ceux qui ne pensient pas comme eux et qui n'adoptent pas exactement leurs principes : learbaine et leurs intérêts personnels sont les seules lois qu'ils connaissent; les dé^ crets de l'Assemblée deviennent entre leurs mains un moyen de tourmenter les citoyens. En vain l'Assemblée a décrété la liberté des tultes et la sûreté des personnes; intolérans par esprit de domination, les jacobins ûè veulent de liberté que jwur leursopinions, 4e sûreté que pour eux et pour leurs pro-' priétés. Ce sont tous les jour% persécutions nouirelles contre les prêtres , contre les religieuses qui ont refusé de prêter le serment : lés laïques n'en sont pas .même exempts; on les force d'aller à la messe des nouveaux curés; ceux qui s'y refusent, soit'par entêtement, soit par préjugé, soit par principe de conscience, se voient insultés, maltraités j assassinés; Tâge, l'état, le sexe> d'anciens services^ rendus à ce peuple devenu féroce, ne peuvent les garantir. Les jacobins s'établissent non-iseulement

k& c^<ttdc«r^ et les surTeiUaDS des administrations ^ ■ute^eaCMe leurs supérieurs : à Orléans^ ils exigent «JH pUce aarquëe dans la haute-cour nationale:^ <c » cnmit ainsi un pouvoir.

«Liàsociété jacobited'Albi y lent d'enlever à main jàroàce une procédure pen^nte au tribunal de cette utile. La société jacobite de Caen a forcé le greffier 4ml tribunal de lui apporter une procédure crin^iwiU» commencée contre Tun de ses menibres , et V^k lait brûler publiquement dans la ^le de ses séances. Partout les sociétés populaires délibèrent^ (MTeunent des arrêtés^ dominent les administrations, les municipalités. Il est impossible que le gouvernement marche, si des associations -d'individus, qui ne doivent être qu'une force d'opinion , s'érigent en corps politiques et constitués* »

Les constitutionnels chargèrent le comité de constitution de rédiger une loi capable de réprimer les abus des sociétés populaires; mais ils avaient attendu trop tard. La plupart des députés , indifférens aux querelle^es deux partis, voyaient avec joie la fin de la session et n'aspiraient qu'à retourner au sein de leurs familles. Quant aux aristocrates, ils regardaient ces querelles d'un œil satisfait; loin de chercher à les terminer, ils auraient souhaité les éterniser et les étendre. L'Assemblée rendit une loi : mais se bornant à quelques dispositions particulières, n'osant prononcer la fermeture des clubs , les jacobins en éludèrent aisément l'efSet, et conservèrent toute leur influence. La cour, voulant profiter

de la circonstance 1 entama sous main quelques né-^ goçiations avec les constitu(ibnnels : elle*traitait en même temps avec La Fayette , feignait d'organiser^ un ministère qui lui conyiot. On espérait par ce semblant jeter de la division entre les constitution-* nels et La Fayette , les séparer les uns des autres ^ les engager à se donner au roi. Les femmes , tou*> jours empressées de se mêler djctout, apportèrent dans ces intrigues leurs petiteisi passion% leur légè* reté; leurs faui: jugemens^ leur habitude à la galanterie. Chaque partie chaque iivdividu croyait devoir communiquer au roi ses vues; tous sentaient la né-^ cessité qti'il acceptât la constitution : ceux*ci voulaient que ce fût de teUè façon , ceux-là que ce fût de telle autre. On lui envoyait des discours à pror noncer, où| chacun parlant d'après son opinion , ses. intérêts^ ses préjugés^ c'était toujours soi qu'on montrait p ce n'était jamais Louis XVI , à la vérité autres fois roi despote » mais arrêté à Varennes , mais pri-* sonnier à Paris 1 mais réellement détrôné , et que l'Assemblée, par habitude ou par politique» consentait d'établir roi coi^titutionnel des Français.

Les constitutionnels n'étaient pa& sans inquiétu-^ de que le roi refusât d'accepter la constitution. « Si Louis Xyi, disait Thouret^ bien conseillé , travaillait de son côté à une charte constitutive; que dans le moment oh vous lui présenterez la vôtre il vous» en fît remettre une plus populaire et plus favorable au pouvoir exécutif, en vous sommant de renvoyer le tout à l'examen des assemblées primaires , que

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ferie^vous? » Un plan de cette importance ne poà* Yait être conçu ni rëdl|é par Louis XVI : on ayait éloigné de lui ceux qui auraient pu l'aider dans cette hasardeuse entreprise ; d'ailleurs ^ comme le remarqua Chapelier, tout projet de constitution présenté par le roi aurait toujours une temte d'aristocratie et de prêtraille qui permettrait aisément de le déjouer.

des craintes furent bientôt dissipées. Les ministres apportèrent une lettre du roi (i). Ce prince, après quelques réflexions sur les Tueç ^i Tayaient dirigé depuis le commencement deson rœne> sur son amour pour son peuple, sur les motifô.qui IV yaiegt engagé à quitter Paris et h s'isoler de tous les partis, dans le dessein de mieux connaître la yoloAté générale, ajoutait: a J'acceptela constitution. Je prends rengagement de la maintenir au dedans, de la défendre contre les attaques du dehors, de la faire exécuter par tous les moyens qu'elle met en mon pouyoir ; je déclare qu'instruit de l'adhésion que la grande majorité du peuple donne à la constitution , je renonce au concours ^ue j'ay ais réclamé dans ce trayail; que n'étant responsable qu'à la nation, nul autre, lorsque j'y renonce, n'a le droit de s*en plaindre. » A ces mots, le côté gauche de la salle et les tribunes retentissent d'applaudissemens et de cris de yiye le roi ! Les députés du côté droit gar-

(i) i3 septembre.

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dent un morne silence. « Consentons , continuait le roi, à l'oubli du passé ; que les accusations, les poursuites qui n'ont pour principe que les ëve'nemens de la révolution , soient éteintes dans une réconciliation générale. Je ne parle pas de ceux qui n'ont été déterminés que par leur attachement pour moi; pourriez-vous y voir des coupables? Quant à ceux qui , par des excès ou je pourrais apercevoir des injures personnelles, ont attiré sur eux la poursuite des lois, j'éprouve à leur égard que je suis le roi des Français. » La salle retentit de nouveaux applaudissemens et de nouveaux cris de vive le roi I

La Fayette demanda que toutes les personnes constituées en état d'arrestation ou d'accusation , relativement au départ du roi et à la révolution , fussent sur-le-champ remises en liberté , que toute poursuite cessât à leur égard.

' Les grandes assemblées ne sont humaines et généreuses que dans des momens d'enthousiasme ; en toute autre circonstance , chaque individu isolant sa conscience delà loi quHl rend, la regardant, non comme son œuvre propre , mais comme l'œuvre de tous, ne se croit personnellement responsable d'au-cun de ses effets.

Ija joie générale rendit donc, pour cette fois, l'Assemblée juste, et même généreuse : la proposition de La Fayette fut décrétée par acclamation. • Le lendemain le roi se rendit dans la salle , accompagné de tous ses ministres ; il alla s'asseoir à côté du président, et dit : « Je viens, Messieurs,

» consacrer ici solennellement l'acceptation que j'ai » donnée à Facte constitutionnel ; en conséquence, » je jure d'être fidèle à la nation et à la loi y d'em- » ployer tout le pouyoir qui m'est délégué à main* » tenir la constitution et à faire exécuter les lois. » Puisse cette grande et mémorable époque être » celle du rétablissement de la paix , de l'union y et » devenir le gage du bonheur du peuple et de là » prospérité de Vempire! »Thouret répondit dans le style banal des présidens de l'Assemblée* Il parla des longs abus qui avaient régné; des vœux ^ des droits y de la puissance du peuple , des projets cou* pables dxi& malveillans , aveuglés sur leurs propres intérêts. « L'Assemblée nationale ^ ajouta Thouret^ » n'a plus rien à désirer en ce jour à janiais mémcH- » rable, où vous consacrez^ par le plus solennel en- »gagement; l'acceptation de la royauté ^onstita* » tionnelie. C'est l'attachement fies FrfMiçais , c'est » leur confiance qui vous défère ce titre /c^pectable )) et pur de la plus belle couronne de l'univers- Ce » qui vous legarantity Sire, c'est l'impérissable au- » torité d'une constitution librement décrétée ; c'est » la force invincible d'un peuple qui s'est senti digne » de la liberté; c'est le besoin qu'une si grande na-* » tion aura toujours de la monarchie héréditaire. » Tout Paris fut dans la joie : on donna des fêtes. Ces dehors n'en imposèrent point à l'observateur éclairé. L'acceptation de l'acte constitutionnel, loin de réunir les esprits, semblait encore avoir augmenté les haines ; tous les partis se déchiraient dans

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les journaux ; et n'e'pargnaient ni intrigues ni calomnies pour se rendre odieux. Ceux qui étaient soudoyés par les aristocrates s'efforçaient d'affaiblir les conséquences favorables à la constitution que le peuple pouvait tirer de l'acceptation du roi, et cherchaient surtout à prévenir le découragement qu'elle pouvait inspirer aux gens faibles, en disant hautement qu'il était nécessaire dans les circonstances que le roi acceptât la constitution et parût n'avoir d'autre volonté que celle de ses geôliers j que Monsieur, frère du roi , étant déclaré régent, M, comte d'Artois lieutenant-général du royaume, et se proposant l'un et l'autre d'entrer en France , accompagnés des princes du sang, de la cour des pairs , des grands dtf K)yaume, le roi devait être, comme il l'était en effet, absolument nul, éclipsé, anéanti pour le moment : autrement ce serais une démarche contradictoire de la part des princes ; que l'acceptation et la forme de cette acceptation avaient été dictées à Louis XVI par les comités de l'Assemblée; que ce prince en conservait l'original et refusait de s'en dessaisir; que d'ailleurs cette acceptation avait produit un bien réel y puisqu'elle avait tiré de prison ses fidèles sujets, et leur avait donné la facilité d'aller rejoindre les princes. ^

Les cafés étaient des champs de bataille. Les aristocrates y déclamaient contre la constitution , contre La Fayette, contre l'Assemblée, la sommant de rendre ses comptes, comme si elle. eût jamais eu en maniement le trésor public; que toutes les

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somtùes qu'elle avait ordonnancées pour les besoins de Tëtat n'eussent pas été remises entre les mains du ministre des finances; quelle s'en fût jréseryé l'emploi et la direction. Mais on voulait se venger des constitutionnels ; décrier leurs opérations en les attaquant dans la partie qui excite le plus la jalousie et les réclamations du peuple ^ la gestion des deniers publics.

Les spectacles offraient aussi eux une occasion sans cesse renaissante de picoteries et de querelles. Le Français ne voit jamais dans ses pièces de théâtre l'action ni le personnage ; il y voit toujours l'acteur et l'événement présent. Âinsi^ tandis queles orléanistes et les républicains s'emparaient, à l'aide de leurs clubs, de la nouveUe4égislature, accaparaient l'opinion publique , les aristocrates s'amusaiei4 ^ conquérir aux spectacles quelques triobiphes passagers. Us faisaient jouer la Partie de chasse de Henri IV, Gaston et Bayard,. applaudissaient, avec un feint enthousiasme, aux traits qui formaient allusion à l'antique amour des Français poi^r leur roi; et ils disaient : u L'opinion publique est-changée, la constitution ne tiendra pas. » Ils payaient quelques hommes de la populace qui allaient crier sur la teri |^se du château. Vive le roi î vive la reine! et ils assuraient Louis XVI que le Français, et surtout le peuple de Paris, égaré par des factieux, revenait à son roi; que l'Assemblée dissoute, ce sentiment énergique reprendrait toute sa force. Ils lui persuadèrent ainsi qu'à la reine de se rendre en

poinp6 à lopëra; leur promettant qu'Us verraient eux-ujLemes.^ par la manière flattease dont ils sellaient accueillis , les vëritablessentimens du peuple.

Cette démarche irrita les jacobins et déplut aux ^constitutionnels /qui ayaient la sottise de craindre que Louis XVI, en se montrant au peuple , ne vînt -à acquérir unepopularilé dangereuse pourra constitution. Lorsque l'acteur prononça ce vers de Castor et PoUux, que l'on jouait ce jour-là , Régnez sur Un peuplé fidèle f les aristocrates et les applaudisseurs à gages firent retentir la salle de bruyans battemens de mains. C'est ainsi qu'affectant de toujours yoîr^et de toujours montrer dans Loui^ XVI le roi de l'ancien régime, de n'y voir jamais le roi de la constitution , ces hommes imprudens alarmaient les constitutionnels et éloignaient de plus en plus les républicains , qui peut-être eussent fini par reconnaître 'Louis XVI pour leur roi , s'ils eussent pu espérer qu'il oubliât sincèrement le passé, et qu'il se renfermât un jour de bonne foi dans les limites que lui traçait la constitution.

L'Assemblée touchait au terme deises travaux. Le 3o septembre, jour définitivement fixé pour la clôture de la session, le roi se rendit à la salle où elle tenait ses séances. Les choses en étaieift venues au poÎHt que la séparation de l'Assemblée était un malheur pour le roi. Louis XVI le sentait parfaitement; il dit qu'il eût été à désirer que l'Assemblée eût prolongé encore quelque temps sa session , afin qu'elle pût elle-même essayer en quelque sorte son ouvra-'

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