‹ Mémoires du prince Pierre DolgoroukowChapitre 2 sur 37 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

80>f MAIRE : Les piinoeB BomodanoTski) inquisitenn de përe en fils.-* Les princoê Troube^koy ; Ticifliitades de cette famille. — L'élection des Bonumow au trdne de Russie; abolition du poayoir absolu et sa lestauratioa. — La noblesse russe. Tendant sa liberté pour pouvoir posséder des serfs.-^Lemarécbal prince Nîkita Troubetskoy ; ses YÎceSf ses crimes, son agonie. — Les princes Kourakine; la fiuniUe dés comtes Panine leur est en partie redevable db son élévation. — Les princes Répnine. — Pour quels motiâ l'annexion de la Livonie et de l'Esthonie à la Russie a-i-elle pu .s'accomivliraFec tant de fiicjiité; hibtoire dw priviiéges des provinces baltiqnes. ~« Origine des Répninski. — Les princes Cantémir; liaison de Pienre I-er avec Ja princesse Marie Cantémir. — Les princes Tcherkaski. — Quelques mots an si^e^ des princes Fojarski. — Les princes loussoupôw; le patriarche et Poie malencontreuse; origine des richesses de cette famille. — Les princes Ouroussow, Trolékonrow, Boriatinskl •» £n saluant bas, l'on monte haut. <- Les princes Stcherbetov, Shahovskoy, Havanski, Odoîevski, Gagarine; puissance et catastrophe du prince Mathieu Gagarine. — Le^ princes Eoltsow-MassiJskL — Gomment de nos jooft deux messieniB usurpent lo titre de princes, — Les princes Gortchakow. — Les princes Obolenski; les quarante ont de l'esprit conmie quafre. . — Les princes Tufiakine; leur bêtise héréditaire. — Leu princes Viazemski, Lvow, Labanow- Rostovski; un calmouk empêchant l'extinction d'une race antique. — Les princes Kozlovski, Dachkow, Stchépine-Rostovski, Hilkow. -^Les princes Bélosselskii origine de leurs richesses; Miasnikow et les frères Tverdvchew. — Les princes Eletski, Zvénigorodski, Schéhonskoy, Stchétinine, Zassékine, Sontsow, Sontsow- Zassékine, Mortkine, Doulow, Krapotkine, Eassatkine-Kostovski, Vadbolski, Schéleschpanski, Ouhtomskî, Goundorow. — Les princes Babitchew, Pontiatine, I>ruçki, I>ruçki*SokolinBki, Druçki-Lubeçki, Sviatopolk-CEetvertinski, Sviatopolk» Mirski. — Los princes Volkonsld; lenr origine; leurs longues luttes généalogiques, — Les princes Grousinski, Bagratione, Dadianoiv, Dadiane-Mlngrelski, Sibirski^ Bolhovskoy, Mestcherski^ Nesvitski, Ténichew, Mychetski; causes de la mine de ces derniers.

Dans tes premières années du dix-huitième siècle, de toutes les familles princières issues de Rurik, aucune n'égalait celle des princes Romodaaovski en puissance ni en position sociale. Rameau cadet de Tune des branches cadettes de la maison de Rurik, celle des princes de Starodoub^ ils prirent leur nom, au quinzième siècle, de la terre de BiomodanoYo (dans la province actuelle de Vladimir), mais jusqu'au dix-septième siècle ils ne jouèrent point de rôle marquant. Ils furent redevables du commencement de leur élévation politique au prioce

Grégoire Pétrovitch Romodanovski, an homme fin et rosé. Voyant le czar Boris Godounow très-hostile aux anciennes maisons princières, il capta sa bienveillance en mariant le troisième de ses huit fils à la fille du boyard Mathieu Mihaïlovitch Godonnow, parent éloigné du czar (ils étaient cousins au quatrième degré), mais très-bien vu de lui et influent à la cour. Après Tavénement du faux Dmitri, il sut capter sa bienveillance et fut nommé okolnitchyi*^ après Tayénement de Michel Romanow, il se glissa dans la confiance du jeune souyerain et fut nonuné boyar en 1616. Après le retour de Pologne du patriarche Philarète, àj'exil et à la ruine duquel il avait applaudi sous le règne de Godonnow, it gagna la bienveillance du patriarche, et monrat ea 4628, en jouissance d'une influence réelle. Ses huit fils, ses trois neveux, ses six petits-fils et son petit-neveu continuèrent le même jeu à là cour, se poussant en avant; prêts à servir le czar dans tout ce qui leur serait ordonné, et plaçant leur cruauté héréditaire à la disposition du gouvernement; aussi, lors de Témeute des strélitz, le 15 mai 1682^ les insurgés massacrèrent-ils deux Romodanovski qui leur tombèrent ious la main, et exprimèrent leur regret de n'aYoir point détruit toute cette iamille.

Lors de la création, par le czar Alexis, dans le village de Préobrajenski près de Moscou^ d'une inquisition d'état, largement pourvue de cachots souterrains et d'un arsenal complet d'attirails de tCHTlure, la âireetion en fut confiée au plus jeune des neveux de Grégoire, te prince Ivan Ivanovitch Romodanovski, et devint, de fait, héréditaire dans sa famille. Son fils et surtout son petit-fils, le prince Fédor louriévitch, se signalèrent par leur implacable dureté et par leur eitipressement à remplir tous les ordres des czars. Le prince Fédor n'aimait point les innovations européennes, mais fidèle à ses traditions de famille, il torturait sans miséricorde tous ceux qui s'avisaient de Taire de l'opposition ou bien avaient simplement le malheur de déplaire au czar-réformateur. U portait d'habitude l'ancien costume ruâse» légèrement polonisé, comme c'était l'usage à la cour dans les dernières années du règne du czar Alexis; les mets russes figuraient seuls sur i$a table ; dans aucune maison l'on ne servait des hydromels meilleurs et plus variés, cette antique boisson favorite des Russes ; amateur passionné de la chasse (que Pierre P' n'aimait guère), il avait un équipage de chasse à la polonaise, pouvant rivaliser, pour le nombre et fa beauté, avec ceux des magnats les plus puissants de la Pologne^ mais dans la vie publique, c'était un serviteur sans scrupules, prêt à commettre toutes les cruautés possibles. Un jour, pour arrêter, à Moscou^ un commencement d'émeute, il fit saisir les deux cents premiers insurgés qui lui tombèrent sous la main, et sans procès, sans enquête^

* La chambre (douma) des boyars se composait : des boyars, d'okolnitchyi et de dovnmyié dvoriaité (c'eBt-à*-dirc gentikhommes ayant siège à la chambre).

$ans rechercher le degré de culpabilité de cbacon, il fit suspendre fous les deux cents, par les reins, à des crochets de fpr cloués à des poteaux élevés sur la place Rouge de Moscou, devant le Kremlin. — Les cachots souterrains de Préobrajenski ne lui suffisaient point; il en avait établi dans sa propre maison : d'un côté se trouvaient, gardées par les soldats, des grilles à barreaux de fer, par où Ton faisait pasf ser la nourriture aux détenus; des trois autres côtés, pour prévenir toute évasion, il y avait un fossé profond, habité par des ours, et la tradition raconte que souvent les condamnés à mort se trouvaient jetéS| et quelques-uns même vivants, dans ce fossé, pour servir de pàturç aux ours!

Pierre I" avait donné au prince Fédor les titres de Prince-César et do Majesté Césarienne; dans les grandes cérémonies, il lui faisait rendre les honneurs souverains, placé lui-même parmi les officiersgénéraux, afin de parvenir à inculquer à ses sujets Fidée de la prééminence du grade sur ia naissance; en voiture, il faisait asseoir Romodanovski au fond, se plaçant lui-même sur le devant. Ainsi que tous, à Texeeption des seuls ministres étrangers, Pierre n'entrait jamais en équipage dans la cour de la maison du prince, mais laissait Téquipage à la porte et traversait la cour à pied, quelque temps qu'il fasse; enfin, également à l'exception des ministres étrangers, personne, pa^ même le czar, ne s'asseyait en présence de Romodanovski sans en avoir reçu l'invitation de sa part. Néanmoins, le Prince-César connais* sait trop bien son terrain de cour pour se faire illusion sur sa position^ et ne négligeait aucun des plus petits moyens pour la consolider. Cet homme d'apparence si terrible, d'un abord si hautain en public, recevant les révérences du czar lui-môme avec une simple et légère inclination de tête, envoyait des cadeaux aux favoris et môme aux mignons du czar : Menchikow, grand amateur de poisson, en recevait d'exquis, sortant des beaux viviers du prince FéJor, et le denstchik Pospélow, jon grand ivrogne très-aimé de Pierre P', recevait des barils de vins excellents et d'hydromel, aussi vieux que capiteux. — Le prince Fédor mourut septuagénaire, en septembre 1717, quelques mois avant le commenceoient de la terrible enquête sur l'affaire du czarévitch Alexis, dans laquelle fut impliqué, horriblement torturé et décapité, son propre gendre Abraham Lapouhine, frère de la malheureuse czarine Eudoxie, imarié en premières noces à la princesse Théodosie, fille du prince Fédor.

Après la mort de celui-ci, la chancellerie secrète fut placée sous la direction du comte Tolstoy et du général Ouehakow, et transférée ^ Pétersbourg en 1719; une succursale resta à Moscou dans une maison encore aujourd'hui existante au coin de la Miasnitskaïa et de la place Loubianka. Cette succursale fut placée sous les ordres du fils unique du prince Fédor, le prince Ivan, héritier de la fortune paternelle, com-

posée de vingt mille serfs, et entre autres de la magniflf|ue terre de Kimry sur là Volga, donnée par fe czar Alexis au grand -père de Fédor.'

Pierre I*' conféra les titres de Prince-César et de Majesté-Césarienne au prince Ivan, mais ce dernier ressemblait peu à son terrible père. CTétait un homme bon, humain et nullement ambitieux; cependant il aimait à boire, et une fois pris de vin, il lui arrivait d'être violent : le Rompdanovski reparaissait en lui. Ainsi, un jour, à un grand repas donné à Moscou par lui, le 18 décembre 1722, jour anniversaire de la naissance de la czarine Elisabeth, après force libations et toasts, lui et le célèbre diplomate, sénateur prince Grégoire Fédorovitch Dolgoroukow, se prirent de querelle au sujet du beau-frère de Romodanovski, Basile Saltykow, gendre de Dolgoroukow, et que sa femme avait été obligée de quitter pour échapper à ses mauvais traitemens. La querelle tourna aux injures; des paroles Ton en Tint aux voies de fait : Romodanovski, âgé de 50 ans, et Dolgoroukow, qui en avait 66, se précipi- , tèrent Tun sur l'autre, s'accablèrent de coups de poings; se traînèrent mutuellement par les cheveux, et l'on eut tontes les peines du monde à les séparer. Cet épisode peint les moeurs du temps et de la cour de Russie; que Romodanovski, un homme sans éducation et n'ayant jamais voyagé se laissait aller à de pareils excès, cela peut encore se concevoir, sinon s'excuser; mais que dire du prince Grégoire, l'un des meilleurs diplomates de son époque, qui avait résidé pendant dix-sept années à Varsovie et à Dresde, et a l'âge de 66 ans, revêtu du cordon

' bleu, se livrait au pugilat avec un collègue!

A la création de la hiérarchie des quatorze classes, le titre de princecésar n'y avait point trouvé place : la position de Romodanovski à la^ cour devenait embarrassée, et Catherine I** lui conféra le grade dé conseiller privé actuel. Sa majesté césarienne crut devoir adresser à l'impératrice une lettre de remercîmens, pour la faveur qu'elle venait de lui accorder. — Il avait épousé une Saltykow, soeur de la czarine Prascovia, et sa fille unique, la respectable comtesse Michel Golovkine, fut- célèbre par ses malheurs, dont je parlerai plus loin.

Nommé, le lendemain de l'avènement au trône de Pierre II, gouverneur-général de Moscou, il conserva ce poste pendant deux années, et s'en démit par aversion pour les Dolgoroukow, dont l'influence, à cette époque, était à son apogée. Il vit monter sur le trône sa nièce rimpéralrice Anne et mourut quelques semaines après, le 15 mars' 1730; avec lui s'éteignit le nom des Romodanovski. — L'une de ses cousines au cinquième degré avait épousé Ivan Pétrovitch Ladyjenskî, d'une très -ancienne famille, dont l'aïeul, venu de Suède s'établir en Russie, en l'an 1375, fut aussi la souche des Adadourow, Kléméntiew, Tcheptchougow et de l'une des familles du nom de Glébow. Le fils né de ce mariage, Nicolas Ivanovitch Ladyjenski, devenu général d'infanterie et

séjnateur^ obtint de Temperear Paal, le 8 avril 1798, le droit de prendre le>iitre de prince Romodanovski ; il était marié à une Schafirow, petitefille du célèbre vice-chancelier de ce nom et soeur du dernier baron Sehafirow; ils eurent un fils, Alexandre, marié à sa cousine-germaine M*** Firow, fille naturelle du frère aîné du dernier baron Sehafirow, et qui mangea à peu près toute la fortune à lui laissée par ses parents. L'empereur Paul, en c(»iférant au général Ladyjenski le titre de prince Romodanovski, lui avait accordé en même temps le droit dont se trouvaient investis, sous Pierre [•', les deux princes-césars de cette famille de faire porter à leurs domestiques la livrée de cour, mais les princes Romodanovski actuels n'ont pas même, pauvres gens, de quoi

faire confectionner des livrées à leurs serviteurs

La famille des {ytinces Troubetskoy avait, à cette époque, une posi** tion importante. Issue en ligne directe de Tun des frères aines du célèbre laguellon, Koribout, second fils du grand-duc de Lithuanien Olguerd, et petit-fils du grand Guédimine, elle avait passé par de nombreuses vicissitudes. Koribout avait eu en apanage les principautés de Troubtchevsk, de Briansk (aujourd'hui villes de district dans la province d'Orel) et de Nov^orod-Séversk (aujourd'hui ville de district dans la province de Tchemigow); ses possessions avaient une étendue de deux cents kilomètres. Il fut la souche des princes Troubetskoy, des princes Woronieçki, et des maisons éteintes des princes Wîsniowieçki, Zbarajski et Poreçki. Il embrassa la religion d'Orient soiis le nom de Dmitri, afin de pouvoir épouser la princesse Lubow de Moscou^ soeur du grand-duc Dmitri Donskoy, son puissant voisin, et devenir veuf, par un trait d'habile politique il épousa la princesse Ânastasia de Riazane, fille du grand -duc OIeg de Riazane, autre voisin trèspuissant et ennemi acharné du souverain de Moscou. Pressé entre la Lithuanie, Moscou et Riazane, il se vit obligé de se placer, en 1379, sous la sozeraineté de son beau-frère de Moscou. Non -seulement il conserva ses états, mais encore il reçut, en possession viagère, la ville de Péréiaslaw-Zaleski (dans la province actuelle de Vladimir), pour avoir aidé son beau-frère à repousser, en 1380, dans les champs de Koulikovo, l'invasion des Tatars conduits par Mamay, et s'être signalé dans le conseil de guerre qui précéda ce combat à nombre si inégal, conseil où il prononça ces magnifiques paroles, adressées à son beau^ frère, et conservées par les chroniques du temps : « Si nous sommes » vainqueurs des Tatars, gloire à toi ainsi qu'à nous, et si nous somm^ .1 vaincus, nous périrons tous ensemble. Ne redoutons point leur nombre;

• Dieu sera pour le droit contre la force, et il vient au secours de

• ceux qu'il lui plait de couvrir de son égide {4a amc ùAOïiem'h Tarapx, ^a ôyACTE ciaBa leo* h naMi; aiqe-JH BsôieaH ôy^cMi on HHXi, oômeio cyepTiio bch Ryano yupeyi; a npoTBBy ncjflueâ chjm Bx-b BHKTOffie ne ycrpamaflcfl : ne ai cBie 6t Corb, no bi opaa^e, h KoroKC xonien HBjyen, tomv b noMomb 4acTi!).

<}aeiqu0d années après, son firère lajfueHoD, devenu gnôidHhic de Litbuanie, le contraignit à quitter le vasseiage de Moscou pour se placer sons la suzeraineté de la Lithuanie. Il périt dans la bataille de Vorskla, où les Lkhuanîe&s furent taillés en pièces par les Tatars, le IS mai 1398.

Lorsque au quinzième siècle commencèrent en Lithuanie les persécutions du catholicisme romain contre la religion orthodoxe, le prince André Ivanovitch de Troubtchevsk, petit -fils du petit-fils de Korifaont, m^iacé de se voir dépouillé de ses états s'il n'embrassait le cathcdieisme, refusa de le faire, et se replaça, en 1500, sous la snzerain^ de la Russie. Il vécut encore pendant à peu près us demi-siècle, el fut le dernier prince apanage en Ruseie, A sa mort, en 1546, son apanage fut réuni aux domaines de Tétat; ses enfens et ses nevoix vécurent des propriétés privées à titre de simples particnliers. Son ^rrière-petit-neveu, le prince George Nikititch avait épousé la fille de Michel Saltjrkow, chef du parti aristocratique en Russie dans les premières années du dix-septième siècle, parti dont le but consistait à faire monter sur le trône de Russie le prince Ladislas de Pologne et d'introduire un gouvernement aristocratique; mais pour arriver au trône de Russie, le prince Ladislas devait embrasser la religion orthodoxe, et il refusa de le faire. Pendant ce temps s'opéra en Russie un suUime soulèvement national, ayant le prince Pojarski à sa tête, et pour guides et chefs principaux le bourgeois Minine et le moine Abraham Palitsyne. L'armée russe investit Moscou et contraignit les Polonais à la retraite. Malgré Famnistie complète promise par Pojarski, au secours duquel était venu le prince Dmitri Timoféievitch Troubetskoy, amnistie, laquelle, il faut le dire à Thonneur des chefs du mouvement national russe, fut scrupuleusement observée à Tégard de tous ceux qui, comme les princes Mstislavski, Yorotynski et autres, la veille de Tévacuation de Moscou par les Polonais, 27 octobre 1612, quittèrent le Kremlin el vinrent se présenter au camp russe, où ils furent reçus avec cordialité et avec un complet oubli du passé, malgré cette amnistie, Saltykow, ne considérant point sa cause comme perdue, voulut attendre de meilleures chances; il se réfugia en Pologne avec ses enfants, sa fille et son gendre le jeune prince George Troubetskoy. Sur ces entrefaites, les états généraux de Russie se réunirent à Moscou pour Téleotion d'une dynastie nouvelle. Parmi les candidats au trône, se trouvait le prince Dmitri Timoféievitch Troubetskoy, cousin-germain de George, mafe le jeune Michel Romanow, âgé de 16 ans, fut élu, et voici ooiament.

L'on avait posé le principe de la limitation du pouvoir des czars, Jusques-là absolu, et Ton cherchait un souverain dont le caractère ne fût point assez énergique pour faire craindre des violations de la charte que Ton allait imposer au nouvel élu. Le père de M^chei, Phil^rè^ RoiQanow, se trouvait prisonnier m Pologne; s'il avait été en Russie, jamais sa famille n'aurait été élue, tapt le caractère dur et violent de

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