‹ Mémoires, Éd. nouv. et complète avec des additions, des notes et des éclaircissements inéditsChapitre 37 sur 260 · PUEMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PUEMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE II

couchée hier au soir trcs-hcureusemcnl d un beau garçon. Elle est aussi bien qu'elle peut être; et moi je suis fort content d'avoir à vous donner cette nouvelle, et de vous en féliciter. Votre tante et moi avons tenu ce matin sur les fonts de baptême l'enfant, qui se porte bien '.

Ma belle-fille vous embrasse et se flatte que vous serez aussi content que nous du joli présent qu'elle nous fait. Sa mère ne la quittera point. Je m'en retourne ce soir à Epinay, pour ramener toute la maison, qui ne peut être partagée. Je ne tarderai pas à vous donner de mes nouvelles; je compte apprendre bientôt aussi votre départ, car vous devez avoir terminé toutes les affaires de la compagnie. Songez, mon cher fils, à dépêcher votre besogne, sans en rien négliger. Lorsque vous serez prêt, je solliciterai votre congé. Votre présence devient ici nécessaire pour la salisfaclion de votre chère femme, pour vos intérêts particuliers et pour nous tous. Je ne vous en dis pas davantage aujourd'hui. Adieu, mon cher nis. Je suis, comme je serai toujours, votre affectionné père.

Page 1