‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 106 sur 429 · INFORTUNES DE LA MAISON DE NAPLES · texte numérisé non relu

INFORTUNES DE LA MAISON DE NAPLES

passion ! ledit Ferrand en son cueur de veoir venir sur luy ceste armée et qu’il® n’y pouvoit remedier ; et veoit que luy et son filz avoient mal vescu et estoient très haïz : car il estoit très saige roy. Et si trouva ung livre, comme m'ont certiffé des plus prouchains de luy, qui fut trouvé, en defaisant une chapelle, où il y avoit escript dessus : Le royt, avecques son conseil secret ; et veult-l’on dire qu’il contenoit tout le mal qui luy est advenu?. Et n’estoient que trois à le veoir, et puis le jetta au feu.

Une aultre passion avoit, que son filz Alphonce ne Ferrande, filz de son filz, ne vouloient? croire ceste venue et parloient en grant menace du roy et en grant mespris, disant qu’ilz viendroient au devant de luy jusques aux monts ; et ilz en furent bien près. Et pour son commendement ne se vouloient taire; et il leur disoit qu'il prioitt à Dieu qu'ilz ne veïssent 4 jamais roy de France en Ytalie et qu’il y avoit veü seullement ung pouvre homme: de la maison d’Anjou qui luy avoit faict sousfrir beaucoup de peyne, qui fut le duc Jehan, filz du roy Regnierÿ.Travailla fort, par ung ambassadeur appellé messire Camilo Pandolfef, faire demourer le

a. qui P. — b. la voye P; le verie éd. princeps, éd. Sauvage, éd. Dupont et éd. Chantelauze ; la verité éd. Godefroy et éd. Lenglet. B. de Mandrot a adopté la correction, seule vraisemblable, à laquelle nous demeurons fidèle. — c. jusques aux monts : et il en fut aucun qui prioit éd. Dupont. — d. qu'il ne vinst éd. Dupont. — e. homme omis par P.

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