‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 180 sur 429 · Entendez : en campagne · texte numérisé non relu

Entendez : en campagne

5. En ce qui concerne le rôle de ces magistrats, cf. ci-dessus, P-114,n.1.

6. C’est sur l’Oglio, en effet, que se forma l’armée vénitienne. Cf. Delaborde, L'expédition de Charles VIII, p. 623.

Commynes, III. 10

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142 CHARLES VIII ET COMMYNES A SIENNE (juin 1495)

envoyer l’ung vers l’autre, s’il en estoit besoing, pour traicter quelque bon appoinctement ; et ne voulluz riens rompre, car je ne sçavois ce qui pourroit survenir à mon maistre. Et estoit present à ces parolles ung appellé messire Loys Marcel!, qui gouvernoit pour ceste année là le Mont Viel4, qui est comme ung tresorier?; et l’avoient envoyé me? conduyre. Aussi y estoient les gens du marquis de Mantouaë, qui luy portoient argent; mais ilz ne oÿrent point ces parolles de ceulx-là ‘ ou aultres. Portay au roy par escript le nombre de leurs gens de cheval et de pied et Stradiotz, et qui en avoient les charges. Poy de gens d’alentour du roy croyoient ce que je disoie.

[2.] Des deliberations de rendre aux Florentins leurs places. — Estant ledit seigneur à Senesÿ, le pressay de partir, dès ce qu’il y eut esté deux jours et les chevaulx repouséz, car ses ennemys n'’estoient point encores ensemble ; et ne craignoie sinon qu'il vint des Almans, car le roy des Romains en assembloit laschement 6 et vouloit fort tirer argent content.

Quelque chose que je disse, le roy mist deux matières en conseil, qui furent briefves : l’ung, sçavoir si on devoit rendre aux Florentins leurs places et prandre trente mil ducatz, qu’ilz devoient encores de leur don, et soixante dix mil du-

a. les Monts viere éd. Sauvage, qui suggère en note le Mont Vieil ; les Motz Viere éd. Dupont. — b. pour me éd. Dupont. — c. ces parolles de ceulx-là éd. Dupont. Nous préférons adopter la ponctuation de B. de Mandrot. — d. et d'Estradiotz éd. Dupont.

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