Gian-Aloys de Fiesque et Giovanni Adorno. Cf. ci-dessus
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154 LE PAS DE PONTREMOLI (28 juin 1495)
et fut tout menés à Gennes!. Il eust myeulx vallu que tout eust esté avecques nous, et encores estoit-ce poy?. Monsr de Bresse et ce cardinal3 allèrent loger aux faulxbourgs de Gennes, cuidant que leur parcialité{ se deüst lever en la ville pour eulx; mais le duc de Millan y avoit pourveü et les Adornes qui gouvernoient, et messire Jehan Loys de Flico 65, qui est ung saige chevalier ; et furent en grand peril d’estre deffaictz$, comme ceulx de mer, veü le petit nombre qu’ilz estoient ; et ne tint sinon que la part qui gouvernoit à Gennes n'osoit sortir de la ville, de peur que les FourgoussesT ne se levassent et leur fermassent les portes. Et eurent noz gens grand peine à eulx en venir vers Ast et ne furent point à une bataille que le roy eut, où ilz eussent esté bien seans8.
[3.] Et comment la ville de Pontreme fut brusiée par les Allemans. — De Seresanno® vint le roy vers le Pont de Tremolo 4, car il estoit forcé de y passer, et est l’antrée des mon-
a. mué éd. Dupont. — b. Loys d’Auflicque éd. Dupont. — c. Cersanne éd. Dupont. B. de Mandrot fait commencer par les mots De Seresanno le chapitre VI. Cf., à ce sujet, ci-après, p. 157. — d. Pontreme éd. Dupont.
1. Le butin emmené à Gênes comprenait notamment les portes de bronze du Château-Neuf de Naples. Cf. Delaborde, L'expédition de Charles VIII en Italie, p. 657.
2. Le sens de la phrase paraît être : il eût mieux valu que ce butin demeurât sous notre garde (celle du gros de l’armée) et encore ces forces étaient-elles faibles (celles du corps principal).