C'est-à-dire : le duc était un peu sorti du pont
2. Pour mesurer le délai accordé, on allumait une chandelle, et le temps imparti expirait au moment où la chandelle, entièrement consumée, s'éteignait.
3. C'est-à-dire : l’accusant, lui imputant à charge. 4. Le sens est : il tint longtemps ledit capitaine prisonnier.
ladicte Rocque et que ledit cappitaine l'en avoit gardé! : par quoy, à ceste heure, lui sauvoit la vie.
Toutesfoiz je croiz que, s’il eust esté coulpable d’ung tel cas que d’avoir voulu bailler le chasteau de Milan à l’empereur (lequel y pourroit pretendre droit comme empereur et aussi comme duc d'Autriche, car ceste maison y querelle? quelque chose), il ne luy eust point pardonné. Et: aussi ce eust esté ung grant mouvement en ŸYtalie, car tout l’estat de Mylan se fust tourné en ung jour, pour ce que, du temps des empereurs, ilz ne payoient que demy ducat pour feu, et maintenantsont fort cruellement traictéz, eglises, nobles et peuples ?, en vraye tirannye.
[CHAPITRE III] [Lupovic LE MORE SOLLICITE CHARLES VIII]
[r.] Comment la duché de Millan est une des belles pièces de terre et de plus grant valleur qu'on sçaiche trouver, osté le gros tribut qui y est. — Se sentant le seigneur Ludovic saisi de ce chasteau, et la force et gens d'armes de ceste maison soubz sa main, pensa de tirer oultre ; car qui a Milan à son commendement a toute la seigneurie® : car les principaulx de toute ladite seigneurie y demeurent, et ceulx qui ont la garde et gouvernement des aultres places en sont. Et de ce que contient ceste duchié3, ne veïzé jamais plus belle pièce de terre
a. et omis par éd. Dupont. — b. eglise, nobles et peuple éd. Dupont. — c. car qui a Millan, il a son gouvernement et toute la seigneurie éd. Dupont. — d. je ne veïz éd. Dupont.
1. On connaît deux frères du capitaine : Francesco et Guido. 2. Entendez : y réclame.