‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 23 sur 429 · POLITIQUE DU MORE · texte numérisé non relu

POLITIQUE DU MORE

ne de plus grant valeur : car, quant! le seigneur se contenteroit de vcm ducatz l’an, les subgectz ne seroient que trop riches, et vivroit le seigneur en bonne seüreté; mais il en liève vicLM ou vi M2, qui3 est grant tirannie : aussi le peuple ne demande que mutation de seigneur.

Se voyant, comme dit est“, ce seigneur Ludovic si près de achever son desir, et qui estoit marié avecques la fille du duc de Ferrare, dont avoit plusieurs ? enffans{, mettoit peyne de gaigner amys, tant en ladite duchié que hors d’Italie. Et premierement se alya des Veniciens, à la preservation de leurs estatz, desquelz il estoit grant amy, ou prejudice de son beaupèreÿ, à qui les Veniciens avoient osté poy paravanté ung petit païs’? appellé le Poulesanf, qui est tout environné d’eaue et est habondant à merveilles en tous biens ; et le tiennent les Venitiens jusques à demye lieue de Ferrare ; et y a deux bonnes petites villes, que j’ay veües, c’est assavoir Roïiguec et Labadie?; et se perdit, estant Veniciens seulsä en guerre contre le roy Ferrand, roy de Napples lors, qui y avoit Alphonce, duc de Calabre, son filz, avecques toute sa puissance ; ledit seigneur Ludovic pour Milan ; les gens des Florentins, du pape et Boulongne. Toutesfoiz, estans Venitiens presque au dessoubz, au moins aians le pire et fort mynéz d’argent

a. est omis par P. Ce voyant ce que dit est éd. princeps, que suit l'éd. Dupont, avec substitution de se à ce. — b. plusieurs omis par P. — c. Rovigue éd. Dupont. — d. seul P.

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