CHAPITRE XI] [DEUXIÈME PHASE DE LA BATAILLE DE FORNOUE
[1. L'attaque italienne.] — Or fault entendre que le roy avoit mis tout son effort en son avangarde, où pouvoit avoir trois cens cinquante hommes d’armes et trois mil Suysses, qui estoit l’esperance de l’ost. Et fist le roy mettre à pied avecques eulx trois cens archiers de sa garde, qui luy fut grant perte, et aulcuns arbalestiers à cheval, des deux cens qu’il avoit de sa garde. D'’aultres gens de pied y avoit poy, mais ce qui y estoit y fut mis ; et y estoit à pied avecques les Allemans Engilbert Monsr de Clèvess#, frère au duc de Clèves #, Lornay et le bailly de Dijon, chief des Allemans, et devant eulx l’artillerye. Icy feïssent"6 bien besoing ceulx
a. si éd. Dupont. — b. si P.— c.accordé P ; accorda éd. Dupont, que suit B. de Mandrot. Nous retenons, en l’interprétant, la leçon de P, c'est-à-dire l'imparfait. — d. si P.— e. Mêmes variantes et même observation qu'à la note c.— f. Cette phrase, omise dans P et l'éd. B. de Mandrot, est restituée ici d'après les éditions antérieures. — g. Clevez P.— h. faisoient éd. Sauvage, éd. Lenglet ; feirent éd. Dupont.
arrivèrent, ils emmenèrent avec eux le nôtre (celui que Commynes avait dépêché au camp italien avec le trompette du cardinal).