Briçonnet. Cf. ci-dessus, p
6. Entendez : le milieu du bagage, en plein bagage. On était alors
PÉRIL COURU PAR CHARLES VIII (6 juillet 1495) 183
avoit trois ou quatre maisons, et y tuèrent ou blessèrent quatre ou cinq hommes : le reste eschappa. Ilz tuèrent bien cent varletz de sommiers et mirent le cariage“! en grant desordre. Comme j’arrivay là où estoit le roy, je le trouvay qui faisoit des chevaliers? ; et les ennemys estoient jà fort près de luy ; et le fit-l’on cesser. Et oÿz le bastard de Bourbon, Mathieu, à qui le roy donnoit? du credit et à° ung appellé Philippes du Moulin#, simple gentilhomme, mais homme de bien, qui appelloientd le roy, disant : « Passez, sire, passez! » Et le firent venir devant sa bataille et devant son enseigne ; et ne veoye nul homme: plus près des ennemys, excepté ce bastard” (et en ung moument?5, et n’y avoit point ung quart d'heure que j’estois arrivé), et estoient les ennemys à cent pas du roy, ainsi mal gardé et conduict. Et n’alloient point ainsi ses predecesseurs à la bataille, mais estoient myeulx gardéz. Au fort #7, il est bien gardé qui Dieu garde, et estoit
a. charriaige éd. Dupont. — b. donna éd. Dupont. — c. à omis par l’éd. Dupont. — d. appellèrent éd. Dupont. — e. nulz hommes éd. Dupont. — f. bastard de Bourbon éd. Dupont. — g. et en ung moument n’est que dans P, que suit B. de Mandrot. — h. du roy qui estoit aussi mal gardé et conduict que fust jamais prince ne grant seigneur ; mais au fort éd. Dupont.
vers trois heures de l’après-midi. Tandis que Commynes se dirige vers le roi, le tumulte causé par l’irruption des stradiots (dont il a été question ci-dessus, p. 177) se produit à sa droite.