CHAPITRE XII] [TROISIÈME PHASE DE LA BATAILLE DE FORNOUE
[x.] Suite de la victoire remportée à Fornoue par les Frangçois ; dangier où se trouva le roy Charles huictiesme. — Or se
a. à omis par P. — b. et emmené éd. Dupont.
vaient pour rompre la visière des armets (casques à visière articulée et rabattue).
1. Bernardino de Mantoue eut son armet fracassé, mais ne périt pas (Malipiero, Annali veneti, éd. Longo et Sagredo, Archivio storico italiano, t. VII [1843], p. 367 et suiv.).
2. Charles VIII ne veut ni prendre part à la poursuite, ni se replier sur son avant-garde, qui s’est un peu éloignée de lui. Il reste donc isolé avec le petit nombre de ceux qui l'entourent et qu'il a attachés à sa personne.
3. Pierre Sala, dont la relation est imprimée par M!lie Dupont aux Preuves de son édition, t. III, p. 421 et suiv., nomme « Jacques Gualeat, seneschal d’Armignac» (c’est-à-dire Galiot de Genouillac), « le jeune seigneur de Boisy » (Guillaume Gouffer), « de Chastillon » (Jacques de Coligny), « des Bordes, Sainct-Amadour, Anthoine des Aubus ».
4. Ci-dessus, p. 183. P. Sala, loc. cit., p. 424, raconte les circonstances de la capture. Cf. Luzio et Renier, Francesco Gonzaga alla bataglia di Fornovo, dans l’Archivio storico lombardo, 2° série, t. VII (1890), p. 221.
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188 BATAILLE DE FORNOUE (6 juillet 1495)
trouvoit® le roy, en ce lieu que je diz, en si petite compaignée qu'il n’avoit pour toutes gens que ? ung varlet de chambre appellé Anthoyne des Aubux!, petit homme et mal armé ; et estoient les aultres ung peu espars, comme me compta le roy dès le soir devant eulx mesmes, qui en devoient avoir grant honte de l'avoir ainsi laissé. Toutesfoiz encores luy arrivèrent-ilz à heure?, car une bande petite de quelzques hommes d’armes desrompus, venans° au long de ladite grève qu'ilz veoient toute nette de gens, vindrent assaillir le roy et ce varlet de chambre. Ledit seigneur avoit le meilleur cheval du monde pour luy*; et se remuoit et deffendit4; et arriva sur l'heure de * ses aultres gens qui n’estoient guères loing de luy ; et se/ myrent les Ytalliens à fouyr. Et lors le roy creüt conseil, tira à l’avengarde, qui jamais n'’estoit bougée : et au roy vint bien à point ! ; mais si elle fust marchée cent pas, tout l’ost des ennemys fuyoits. Les ungs disent qu’elle le devoit faire, les aultres disent que non.
Nostre bande qui chassa © alla jusques bien près du bout
a. trouve P (c'est-à-dire trouvé) ; trouve éd. B. de Mandrot. Nous reconstituons la forme verbale de l’auteur en interprétant la gra- Dhie de P. Cf. ci-dessus, p. 181, n. c. — b. qu'il n’avoit point de toutes gens éd. Dupont. — c. qui venoient éd. Dupont. — d. et si remuoit et ise defendoit éd. Dupont. — e. quelque nombre de éd. Dupont. — f. et lors se éd. Dupont. — g. se fut mis en fuite éd. Dupont.
1. Antoine des Aubus, cité par P. Sala (ci-dessus, p. 187, n. 3), dut appeler ses compagnons à l’aide, puisque ceux-ci rallièrent à temps le roi.