Sur ce type de lances, voir ci-dessus, p. 179, n
5. Entendez : ils étaient de ceux qui s'étaient cachés sur les coteaux et qui avaient été sous les ordres directs du marquis de Mantoue (Jean-François de Gonzague). Commandant en chef de
Commynes, II. 13
190 LE BUTIN ET LES PERTES (6 juillet 1495)
sieurs furent tuéz ; aultres eschappèrent et traversèrent la rivière ; et ne s’y” amusa-l’on point fort. Plusieurs foiz avoit esté crié par aulcuns‘, en combatant : « Souviengne-vous de Guynegate! » C’estoit pour une bataille perdue du temps du roy Loys unziesme 4 contre le roy des Romains, pour soy estre mys à piller le bagages! ; mais icy‘ n’y eut riens pris ne pillé.
[2. Le butin et les pertes à la bataille de Fornoue.] — Leurs estradiotz prindrent des sommiers? ce qu’ilz voulurent ; mais ilz n’en emmenèrent que cinquante et cinq, tous les meilleurs et myeulx couvertz, comme ceulx du roy et de tous ses chambellans3, et ung varlet de chambre du roy, appellé Gabriel{, qui avoit ses relicques sur luy, qui longtemps avoient esté aux roys; et conduisoit lesdits sommiers pour ce que le lit du roy y estoit/5. Grant nombre d’aultres coffres y eut perduz et gectéz et robézi par les nostres-mesmes ; mais les ennemys n’eurent que ce que je diz. En nostre ost y avoit grant sequelle de paillars et paillardes? à pied, qui firent? le dommaige des morts8.
a. en furent éd. Dupont. — b. si P. — c. aucuns des nostres éd. Dupont. — d. unziesme en la Picardie éd. Dupont. — e. mais il éd. Dupont. — f. conduisoit lesdictes pieces parce que ledict roy y estoit éd. Dupont. — g. faisoient éd. Dupont.
l’armée italienne, celui-ci dirigeait personnellement, au centre du dispositif.